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RÉCIT - Huit ans après sa mise en place, l’outil invite les lycéens à se projeter dès la seconde. De quoi nourrir les angoisses des familles et alimenter le business de l’orientation, sur fond d’alertes répétées sur la « santé mentale » des jeunes.
C’est parti. Le compte à rebours de la « formulation des vœux » a commencé le 19 janvier. Il se terminera le 12 mars, avec une « confirmation » au plus tard le 1er avril, à minuit. Comme chaque année depuis le lancement de la plateforme d’orientation vers le supérieur il y a huit ans, le « stress de Parcoursup » est de retour dans les familles et les médias. Désormais, on parle même de « syndrome Parcoursup ».
Pour les 650 000 élèves de terminale concernés, dix vœux maximum, possiblement déclinés en sous-vœux pour une même formation - type prépa « maths, physique et sciences de l’ingénieur » ou BTS « management commercial opérationnel ». Face à eux, l’immensité, avec un catalogue de près de 25 000 formations. Une offre qui a doublé depuis 2018, tirée vers le haut par l’intégration des écoles privées - à but parfois lucratif -, et les formations en alternance. « Trop foisonnant. Et on est bien seul », estime Gabrielle, dont le stress semble proportionnel à «la désinvolture


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