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Les nouveaux droits de douane de 50 %, entrés en vigueur dans la nuit de vendredi à samedi, touchent plusieurs entreprises régionales.
Pour Bilodeau Canada à Normandin, il est question des accessoires en fourrure, des produits de taxidermie et de textile.
Le directeur général Samuel Bilodeau espère qu'une entente surviendra le plus rapidement possible. L'entreprise estime son chiffre d'affaires aux États-Unis à un total de 8 à 15 %.
C'est environ 10 % cette année, lance Samuel Bilodeau en entrevue. C'est sûr qu'à plus long terme, ça va nous toucher si ça reste en vigueur très longtemps.
À court terme, un petit peu moins parce qu'on a eu la chance de livrer la plupart de nos commandes avant le 19 août. On s'est dépêchés de tout livrer ce qu'on pouvait, poursuit-il.

Samuel Bilodeau est le président-directeur général de Bilodeau Canada. Son oncle Mario Bilodeau a fondé l'entreprise il y a une quarantaine d'années. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Claude Desbiens
Le directeur rappelle que l'une des solutions demeure l'achat local, en plus du développement de nouveaux marchés européens.
Il dit rester optimiste avec son équipe. Mais c’est sûr que ce n'est pas une belle période pour être entrepreneur, renchérit-il. Je pense à bien des industries qui sont beaucoup plus touchées que nous et qui vont être directement affectées, particulièrement ici dans la région.
Quand on se compare, on se console, mais quand même, on souhaite que ça passe vite, lance M. Bilodeau.
« Un tsunami complet »
Les réactions se font aussi entendre dans l'industrie forestière. Le vice-président aux affaires chez Chantiers Chibougamau, Frédéric Verreault, affirme avoir eu une fin de semaine rocambolesque.

Le vice-président aux affaires chez Chantiers Chibougamau, Frédéric Verreault, a « été en mode action » dès l'annonce des nouveaux tarifs. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis
Ce qui s'est passé vendredi, et encore là, j'insiste sur l'échelle globale du secteur forestier, c'est comme un tremblement de terre à 4 sur l'échelle de Richter, explique-t-il. Ça brasse, ça saisit, tu as peut-être quelques verres qui sont cassés dans l'armoire, mais ce n'est pas tout de suite que ta maison est mise en péril. À l'échelle globale, c'est la situation.
Mais, pour les acteurs qui font l'objet des nouveaux tarifs, pour eux, c'est un tsunami complet, illustre M. Verreault en entrevue à l’émission C’est jamais pareil.
Le vice-président estime que le gouvernement Fréchette est le premier des gouvernements provinciaux du pays à réagir.
Je pense qu'on est dans une dynamique un peu comme l'arrêt de la vie qu'on subissait en mars 2020 avec la COVID. On a bâti l'avion en plein vol pour s'adapter aux perturbations. Je pense que c'est important que tout le monde, fonctionnaires, élus, etc., on se mette dans un état d'esprit où on ne sait pas quelle tournure ça va prendre, mais on sait que ça peut être hautement problématique. Alors, adaptons-nous de jour en jour, d'heure en heure, avec la portée que les perturbations peuvent prendre.
M. Verreault invite aussi les consommateurs à acheter des produits forestiers québécois.
Avec les informations de Frédéric Tremblay


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