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DÉCRYPTAGE - Les évaluations actuelles se concentrent essentiellement sur les émissions de CO2 et ne mesurent pas la dégradation des plastiques à long terme, pourtant très polluants. Une équipe de recherche a créé l’« empreinte plastique particulaire », un nouvel indicateur pour mesurer le coût environnemental réel de nos objets.
« On s’est aperçu qu’il y avait un gros trou dans la raquette », se rappelle Valérie Guillard, docteur en sciences des aliments et génie des procédés à l’université de Montpellier et chercheuse au sein de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Son équipe vient de publier dans la revue Science Advances une étude sur l’empreinte plastique particulaire (EPP). Le but ? Proposer un indicateur pour mesurer la masse de micro et nanoplastiques qu’un objet libère de sa fabrication jusqu’à sa fragmentation, y compris des siècles après sa mise au rebut.
« Il y a une grande persistance du plastique dans l’environnement et c’est complètement invisibilisé », regrette-t-elle. Ces microparticules, difficiles à quantifier, n’entrent pas en compte dans les analyses de cycle de vie (ACV), outil de référence pour évaluer l’impact environnemental d’un produit, de l’extraction des ressources jusqu’à sa disparition. Celles-ci reposent surtout…


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