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France 02/09/2026 06:00 Actualisé le 02/09/2026 08:21
Les températures repartiront à la hausse en cette fin de semaine. Elles dépasseront les normales de saison, notamment dans le Sud-Ouest où l’on atteindra 35 à 37 °C.

FREDERIC SCHEIBER / Hans Lucas via AFP
Un nouvel épisode de chaleur est attendu en France en cette fin de semaine avec des températures pourraient atteindre localement 35 à 37 °C dans le Sud-Ouest.
EN BREF • Les températures augmentent avec un pic attendu ce week-end, atteignant jusqu’à 38 °C dans le Sud-Ouest.
• Des conditions caniculaires sont possibles localement, surtout en Aquitaine et Occitanie.
• L’indicateur thermique national pourrait même s’approcher des seuils d’une vague de chaleur, ce qui serait inédit pour un mois de septembre.
Après un retour presque à la normale des températures à la fin du mois d’août, le thermomètre va repartir à la hausse. La chaleur s’accentuera à partir de ce jeudi 3 septembre, avant un pic attendu en fin de semaine. « Avec le renforcement de l’anticyclone des Açores, le soleil brillera plus largement et le temps deviendra sec » sur cette fin de semaine, annonce le météorologue Cyrille Duchesne de la Chaîne Météo. Au point qu’un épisode caniculaire est envisagé, au moins dans certaines régions.
Au sud de la Loire, les températures pourront dépasser 30 degrés et jusqu’à 38 degrés sont attendus à Pau et Bordeaux ce vendredi, tandis qu’il devrait faire jusqu’à 37 degrés à Toulouse. Dans le Sud-Est le mercure devrait grimper jusqu’à 31 degrés du côté de Montpellier ou 33 à Valence. Dans la moitié nord de l’Hexagone il fera généralement 25 à 30 degrés. C’est près de la Manche qu’il fera le moins chaud en raison des nuages et de quelques gouttes côtières avec de 19 à degrés.
Cette poussée de chaleur intervient au tout début de l’automne météorologique, qui est fixé au 1er septembre, mais surtout dans un contexte qui attire l’attention des météorologues : les projections de l’indicateur thermique national se rapprochent des seuils permettant de caractériser une vague de chaleur, ce qui serait inédit en septembre.
Une chaleur trop concentrée dans le sud pour une vague de chaleur
Car il ne suffit pas que certaines villes dépassent 35, voire 40 degrés, pour parler de « vague de chaleur ». Il faut que l’indicateur thermique national (ITN), calculé à partir des températures minimales et maximales relevées dans 30 stations représentatives de la France métropolitaine, atteigne 25,3 degrés pendant au moins une journée et reste supérieur ou égal à 23,4 pendant au moins trois jours.
Les prévisions de ce mardi semblaient, à l’échelle nationale, en deçà des seuils. « À ce stade, ces critères ne devraient pas être réunis. La chaleur sera trop concentrée sur la moitié sud, tandis que les températures resteront nettement plus tempérées au nord, plus proche de l’influence océanique », écrivait La Chaîne Météo. L’indicateur devrait se situer à 24,3 °C pour la journée de vendredi, puis 23,9 °C pour samedi et 23,8 °C les dimanche et lundi avant de redescendre.
Il s’agit là de prévisions qui peuvent encore évoluer, les météorologues seront donc particulièrement attentifs à cet indice puisque s’il dépasse les seuils il s’agira de la première vague de chaleur de l’histoire sur un mois de septembre.
Jusqu’à présent c’est le mois de septembre 2023 qui est le plus chaud jamais enregistré. Du 3 au 11 septembre, la France avait connu neuf jours d’un épisode de chaleur particulièrement remarquable. Météo-France avait relevé un indicateur thermique national supérieur de 4 à degrés aux normales 1991-2020 pendant cette période. L’épisode avait été inédit par les températures observées dans de nombreuses régions, mais aussi exceptionnel par sa durée et son extension géographique. Mais cette période n’avait tout de même pas réuni les critères à l’échelle nationale pour être qualifié de vague de chaleur.
Une canicule possible notamment dans le Sud-Ouest
Il faut toutefois faire la distinction entre la vague de chaleur et la canicule. La première est définie à partir de l’indicateur thermique national. La seconde est évaluée à l’échelle locale, en fonction de seuils de températures maximales et minimales propres aux départements, et qui doivent être atteints pendant trois jours et trois nuits.
Même si la France ne franchissait pas les seuils d’une vague de chaleur nationale, certaines régions pourraient connaître des conditions suffisamment chaudes pour justifier une vigilance particulière, voire une situation de canicule selon les seuils départementaux. « Quelques départements d’Aquitaine et d’Occitanie pourraient ainsi approcher leurs seuils départementaux de canicule », note le météorologue Régis Crépet pour la Chaîne Météo. Et d’ajouter : « L’incertitude porte désormais surtout sur la durée de cet épisode : l’arrivée de nouvelles perturbations atlantiques pourrait rabattre l’air chaud dès la fin du week-end ou en début de semaine prochaine. »
Le calendrier potentiel de ces épisodes s’élargit avec le réchauffement climatique. Dans une France à + 2,7 °C, les projections de Météo-France montrent que des vagues de chaleur pourraient s’étendre du début du mois de juin jusqu’à la mi-septembre. Dans une France à + 4 °C, elles pourraient apparaître dès la mi-mai et se prolonger jusqu’à la fin septembre, prévient Météo France.


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