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France 14/08/2026 20:45 Actualisé le 14/08/2026 20:46
Le journaliste Sébastien Thomas a choisi la dérision pour répondre aux internautes minimisant les températures caniculaires de cet été.

Capture d’écran Instagram Sébastien Thomas
Sébastien Thomas, journaliste météo à France 2, a adressé, sur Instagram, des excuses pleines d’ironie aux internautes banalisant la canicule.
« Vous avez raison, vous êtes avant-gardistes. » Sébastien Thomas, journaliste météo à France 2, s’est fendu d’un message plein d’ironie, ce vendredi 14 août, pour répondre aux internautes climato-dénialistes, alors que la France connaît un été particulièrement étouffant, avec trois vagues de chaleur comptabilisées depuis juin.
« Il faut que je présente mes excuses à tous ceux qui, dans les commentaires de mes vidéos ou ailleurs sur les plateaux, disent que la chaleur que nous connaissons n’a rien d’exceptionnelle, que c’est normal, que c’est l’été », débute, avec humour, Sébastien Thomas dans sa vidéo publiée sur Instagram.
« Et bien vous avez raison, vous avez totalement raison », concède ensuite le présentateur météo, que vous pouvez réécouter ci-dessous. « Vous avez juste un peu d’avance, vous êtes avant-gardistes. Vous avez compris, vous, que ce genre de carte avec 40 °C dans le centre du pays pour ce 14 août 2026, c’était la nouvelle norme », poursuit Sébastien Thomas.
Et d’ironiser : « Moi, je suis resté à des normales d’avant le réchauffement climatique, quand l’été, on avait 25 °C au nord et 30 °C au sud maximum ». « Finalement, 40 °C, c’est la nouvelle norme. »
« C’est donc la nouvelle norme »
Dans la suite de sa vidéo, le journaliste rappelle que la marque du changement climatique est bien indéniable sur les températures de l’été 2026. « La station météo de Bordeaux a été installée en 1920 et on s’est penché sur les données. Entre 1920 et 2025 à Bordeaux, la station a dépassé cinq fois les 40 °C. Pour l’année 2026, c’est sept fois », souligne Sébastien Thomas, alors que l’été n’est pas encore terminé.
« C’est donc la nouvelle norme, et Bordeaux n’est qu’un exemple parmi d’autres. Vous avez raison, vous êtes avant-gardistes, vous avez vu ça avant tout le monde et je ne suis pas sûr que ça soit une bonne nouvelle », conclut-il.
La vague de chaleur que traverse la France ce mois d’août est la troisième la plus longue jamais enregistrée dans le pays, derrière juillet 2006 et juillet 1983. Elle est aussi la troisième vague de l’été, après celle de fin juin et celle du 4 au 19 juillet. Un épisode caniculaire précoce avait également eu lieu fin mai.


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