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Les examens finaux vaudront jusqu’à 25 % de la note finale en Ontario

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Pour garantir une meilleure évaluation des acquis, le gouvernement de l'Ontario annonce que les examens écrits finaux représenteront désormais 20 % de la note en mathématiques, en anglais et en sciences en 9e et 10e année. Ce pourcentage grimpera à 25 % en 11e et 12e année.

Selon la province, cette évaluation obligatoire permet de s’assurer que les élèves ont assimilé ce qu’ils ont appris et aide à différencier ce qui pourrait être généré par l’intelligence artificielle d’une véritable compréhension.

Le travail en classe de même que l’assiduité et la participation compteront également pour 65 % et entre 10 et 15 % respectivement dans le calcul de la note finale. Des exemptions sont toutefois prévues pour les cours préparant au marché du travail ou les cours élaborés à l'échelle locale.

De plus, les absences justifiées (maladie, intempéries, fêtes religieuses) n’auront aucun impact négatif sur la note.

Une approche uniformisée critiquée

Pénaliser les absences est une mauvaise approche, selon Colin Matthew, vice-président de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO). Pour lui, retirer un pourcentage de la note finale (comme 15 ou 20 %) pour manque d’assiduité ne motivera pas les élèves à venir en classe et s’apparente à une punition.

Il rappelle que l’absentéisme découle souvent d’enjeux bien plus profonds (santé mentale, insécurité alimentaire ou du logement).

Une classe vide.

Pénaliser les absences est une mauvaise approche, selon Colin Matthew, vice-président de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario. (Photo d'archives)

Photo : Getty Images / AJ_Watt

S’ils ne sont pas présents, il y a des raisons beaucoup plus profondes, explique-t-il, ajoutant que le gouvernement devrait plutôt chercher à résoudre le problème à la base.

M. Matthew s’inquiète également de la rigidité d’une telle uniformisation.

Adopter une seule approche pour toute la province ne tient absolument pas compte des besoins individuels des élèves, affirme-t-il, rappelant qu’un jeune se dirigeant vers le marché du travail n’a pas les mêmes besoins d’évaluation qu’un élève qui vise l’université.

Le déploiement de la plateforme Edwin

Parallèlement, la province investit 60 millions $ pour offrir la plateforme d’apprentissage bilingue Edwin à tous les enseignants d’ici septembre 2026.

Les ressources sont offertes en anglais et en français, de la première à la 12e année.

Un enseignant donne un cours à des élèves du secondaire dans une classe d’informatique.

Selon le gouvernement, un enseignant pourra, par exemple, assigner discrètement à travers Edwin du matériel d’une année inférieure à un élève en difficulté pour l’aider à rattraper son retard. (Photo d’archives)

Photo : Getty Images/iStock/monkeybusinessimages

Le ministre de l’Éducation, Paul Calandra, promet un enseignement plus cohérent à travers les 72 conseils scolaires et la possibilité de repérer les difficultés plus tôt et répondre plus rapidement aux besoins des élèves.

Le gouvernement souligne qu’un enseignant pourra, par exemple, assigner discrètement du matériel d’une année inférieure à un élève en difficulté pour l’aider à rattraper son retard.

Pour le syndicat, cet investissement est jugé dérisoire comparativement aux quelque 6 milliards $ que le gouvernement aurait retirés de l’éducation depuis 2018.

60 millions $ est bien loin des plus de 6 milliards $ que ce gouvernement a retirés de l’éducation depuis sa première élection en 2018.

Selon David Mastan, président de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO), l’annonce de la plateforme numérique n’est qu’une distraction pour cacher ce bilan désastreux alors que les élèves et les éducateurs sont en difficulté.

Il dénonce le fait de confier la création de ressources pédagogiques à une entreprise privée à but lucratif. Il souligne que les 255 000 éducateurs de la province sont des professionnels hautement qualifiés qui créent et transmettent déjà d’excellents plans de cours à l’interne.

M. Matthew qualifie Edwin de solution générique, rappelant que plusieurs commissions scolaires l’avaient déjà adoptée avant de l’abandonner.

Il conclut en insistant sur le fait que la véritable crise demeure le manque cruel de personnel de soutien et d’enseignants : L’éducation, nous le savons, est fondamentalement une relation humaine.

M. Mastan, quant à lui, accuse le gouvernement de ne voir les écoles que comme des centres d’entraînement pour futurs travailleurs, négligeant ainsi le véritable but de l’éducation publique : former des citoyens épanouis, sains et dotés d’un esprit critique.

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