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Cette annonce de l'administration Trump soulève de nombreuses interrogations, en plein conflit au Moyen-Orient. Des élus républicains et démocrates s'opposent fermement à ce partenariat.
Publié le 23/07/2026 09:00
Temps de lecture : 1min
Le président américain Donald Trump et le prince saoudien Mohammed ben Salmane, le 19 novembre 2025 à Washington (Etats-Unis). (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)
Donald Trump vient d'abattre une nouvelle carte dans son jeu politique au Moyen-Orient : un accord de coopération avec l'Arabie saoudite. Objectif : que cet adversaire historique de l'Iran puisse développer un programme nucléaire civil. Les Américains et les Saoudiens discutent de ce projet depuis plusieurs années. Mais le moment semble mal choisi et peu à même de ramener la paix dans la région. Une annonce de l'administration Trump, une de plus, qui soulève de nombreuses interrogations.
Chris Wright, secrétaire d'Etat à l'Energie dans l'administration Trump, a du mal à contenir son enthousiasme sur le plateau de Fox News. C'est lui qui a signé ce partenariat exclusif avec le royaume saoudien. "Un projet de top niveau, lance-t-il, encadré par des règles strictes, du jamais vu en matière de sûreté nucléaire et de garanties." Chris Wright y met tout son cœur pour convaincre et rassurer les Américains. Mais comme le souligne un présentateur sur la chaîne CBS, la simple mention du mot nucléaire au Moyen-Orient est toujours inquiétante.
Michael Gordon, qui enquête sur ce dossier pour le Wall Street Journal, a eu la primeur de cette information : "C'est un marché typique de la planète MAGA, une grosse piqûre dans le bras des compagnies nucléaires américaines. Cet accord représente, précise-t-il, des dizaines de milliards de dollars pour cette industrie, ce n'est un secret pour personne."
C'est le genre de marché qu'affectionne Donald Trump et qu'il a conclu, contrairement à Joe Biden qui a longtemps négocié avec l'Arabie saoudite, avant de renoncer pour des raisons précises. "Le gouvernement Biden avait une condition : il ne signait l'accord que si l'Arabie saoudite normalisait ses relations avec Israël. Ça ne s'est pas fait, et on en est très loin aujourd'hui", poursuit Michael Gordon.
À Washington, les diplomates israéliens ont été pris de court, ils n'ont pas été consultés. Un groupe bipartisan d'élus républicains et démocrates s'opposent fermement à ce partenariat, ils auront la possibilité de voter une résolution de désapprobation pour contrer l'initiative de Donald Trump.
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