Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Les derniers Leopard canadiens de l’Ukraine

4 day_ago 12

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Le bourdonnement est bref, mais tout le monde l’entend. Un drone kamikaze survole la forêt où les chars de la 33e brigade mécanisée sont dissimulés sous les arbres. Uran, pilote d’un Leopard 2A4 canadien, retient son souffle. Ces chars-là, les Ukrainiens ne peuvent pas se permettre de les perdre. Son Leopard 2 fait partie des huit que le Canada a livrés à son pays en 2023. Si deux ont été perdus au combat, cette unité de chars en possède toujours quatre, considérés par leurs équipages comme les meilleurs disponibles sur cette partie du front. Immersion auprès des hommes qui les utilisent encore sous la menace des drones, au péril de leurs vies.

Début juin, dans l’oblast de Kharkiv, à quelques kilomètres de la ligne de front. Alors que la capitale Kiev vient d’être frappée par de nouvelles attaques de drones et de missiles russes, les unités blindées ukrainiennes se préparent à de nouvelles avancées de l’ennemi sur le terrain. Parmi elles figure la 33e brigade mécanisée, qui utilise les derniers chars Leopard 2A4 canadiens encore en état de fonctionnement.

Soutien canadien

L’équipage est composé de quatre militaires, qui ont tous pris le même indicatif de combat (ou nom de code) : Uran. Mobilisés en 2023, ces hommes âgés de 43 à 56 ans ne se destinaient pas à se retrouver aux commandes d’un char canadien, eux qui travaillaient dans la construction, dans les chemins de fer ou dans la sécurité avant la guerre. La même année, ils furent envoyés à l’étranger pour leur formation militaire. « Moi, j’ai appris en Pologne avec des militaires canadiens », dit Uran, qui conduit un des Leopard 2 canadiens. Les autres membres de l’équipage ont, eux, été envoyés en Espagne.

Les Ukrainiens ont en effet été encadrés par une dizaine de militaires venant du Canada, pendant près de cinq semaines. Les soldats des Forces armées devaient leur apprendre le maniement des huit Leopard 2A4 qui viennent d’Edmonton — où est basé le régiment de chars Lord Strathcona’s Horse Royal Canadians — et de Gagetown — où se trouve l’École du Corps blindé royal canadien. C’est lors d’un exercice qu’un militaire ukrainien, futur membre d’un équipage de Leopard 2, a fait une découverte : une lettre manuscrite sur un papier quadrillé, l’écriture en majuscules bleues, glissée à l’intérieur du char no 351, signée par l’équipage canadien qui utilisait ce char, le C Squadron.

« Tankers, we wish you all the best with this Leopard. We are excited to know how the tanks are doing and what they do to defend Ukraine. If you wish to let us know, please email us. This tank number is 351. All the best, C SQN. »

Qu’on pourrait traduire ainsi : « Chers tankistes, nous vous souhaitons bonne chance avec ce Leopard. Nous avons hâte de savoir comment se comportent ces chars et comment ils contribuent à la défense de l’Ukraine. Si vous souhaitez nous en faire part, n’hésitez pas à nous envoyer un courriel. Le numéro de ce char est le 351. Tout le meilleur, C SQN. »

Dans cette courte lettre, l’équipage canadien adresse un message aux militaires ukrainiens. Celui de continuer le combat, avec le soutien des alliés, même éloignés de plus de 8000 km. Le lien entre eux, par l’adresse courriel fournie, les Ukrainiens et les Canadiens vont l’utiliser pendant de nombreuses semaines. Plus d’un mois après la fin de la formation et son retour en Ukraine, l’équipage ukrainien continue d’échanger des messages avec l’encadrement canadien. Puis, le contact se perd. La guerre avance vite et le repos est rare sur le front de l’est. Trois ans plus tard, le char no 351 a roulé sur des mines, essuyé des drones… mais il est toujours paré au combat.

« Nous avons besoin de plus ! »

Dans ce conflit qui dure, le matériel canadien est toujours utilisé. Les Leopard 2A4 ne font pas exception. Mais les Ukrainiens manquent cruellement de pièces détachées et de systèmes de remplacement pour remettre sur pied les chars endommagés. Les Canadiens n’en ont pas fourni en nombre suffisant pour faire fonctionner les véhicules dans une guerre d’attrition.

De retour dans l’oblast de Kharkiv, en ce mois de juin 2026. L’équipe de maintenance de la 33e brigade mécanisée se retrouve face à un dilemme : elle répare un Leopard 2 qui rencontre un problème de moteur, mais elle ne possède pas la pièce manquante. Le bloc-moteur est sorti, soutenu par une grue. La décision est prise d’utiliser une pièce venant d’un autre Leopard 2, mais hors de question d’utiliser pour cela un char canadien : les Ukrainiens en prennent une sur un Leopard 2 identique, parmi ceux offerts par la Pologne ou l’Espagne, jugés moins performants au combat. Lassé de cannibaliser les chars hors service pour réparer les autres, Aleksander, dont le prénom a été changé pour des raisons de sécurité, reconnaît l’urgence : « Nous avons besoin de plus, nous avons besoin de plus de pièces, vous pouvez le marquer ! »

Pour les équipages de chars de la 33e brigade mécanisée, les Leopard 2 canadiens sont les meilleurs chars disponibles. Ils les ont menés au combat pour la première fois lors de la contre-offensive dans l’oblast de Zaporijjia en juin 2023. Les Ukrainiens estiment qu’avec leurs optiques modernes et leurs systèmes numériques, ils sont incontournables : « Ils sont en meilleure condition, en meilleur état que tous les autres chars que nous avons. » Pourtant, lors de ce premier affrontement, la brigade a perdu son premier Leopard 2A4 canadien, touché par un 2K25 Krasnopol, un obus d’artillerie guidé par laser.

Fin 2024, l’unité a été déplacée dans la région de Kourakhove. Les combats y furent terribles et l’attrition a cloué sur place de nombreux chars. Le bataillon de chars de la 33e brigade mécanisée n’a alors pu en déployer qu’un pendant plusieurs jours, alors qu’une douzaine étaient hors service. C’est lors de ces affrontements qu’un Leopard 2A4 canadien a engagé à plus de 3000 mètres une formation ennemie : le premier obus a fait exploser un BTR russe (transporteur de troupes), tandis que le second tir a détruit un abri fortifié, tuant les soldats ennemis qui s’y trouvaient. Parmi la trentaine de chars ukrainiens perdus au combat dans la région de Kourakhove, l’un des chars canadiens a été touché, également par un 2K25 Krasnopol. Longtemps considéré comme irréparable, il serait, en 2026, en réparation longue durée afin d’être renvoyé éventuellement au combat.

Sur le front autour de Kharkiv, les Leopard 2A4 canadiens en sont venus à incarner l’élite des blindés ukrainiens. Uran, chef de char, précise que le sien a survécu « à deux mines et un drone ». En pointant du doigt son collègue, il raconte que c’est lui qui « conduisait un Leopard lorsqu’une mine antichar a explosé… Et il a survécu ! ». Il précise que ces chars sont « plus résistants, durables » et « bien meilleurs que le T-72 », un char d’origine soviétique que les équipages ont utilisé en parallèle de leurs Leopard 2 canadiens.

Les quatre Ukrainiens de l’équipage du char no 351, qui n’auraient jamais imaginé conduire un char canadien à la guerre, n’ont plus de nouvelles du C Squadron et des Canadiens qui les ont encadrés en 2023. La lettre, elle, est toujours là, dans l’unité, pliée en quatre dans la poche d’une veste de combat. L’adresse courriel griffonnée au bas de la page attend peut-être encore des nouvelles, et de savoir si le Leopard 2A4 no 351 a sauvé des vies en Ukraine.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway