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Les plus récentes données de l’Institut de la statistique du Québec dévoilent que les décès dépassent les naissances au Québec, contrairement à la tendance, qui s'est inversée en 2025. À l'échelle de la province, on enregistre 78 200 naissances contre plus de 80 000 décès.
Est-ce que la génération Z tourne le dos à la parentalité ? C’est du moins, l’une des pistes évoquées pour expliquer ce phénomène. En 2015, la province enregistrait 87 050 naissances, soit près de 10 000 de plus qu’en 2025.
Les principaux intéressés interrogés sont unanimes : ils désirent fonder une famille, mais ces jeunes Mauriciens s'interrogent. Ils se demandent notamment s'ils auront les ressources financières suffisantes pour élever des enfants et dans quel environnement sociétal ils souhaitent les accueillir. Les jeunes Mauriciens n'éludent pas ces questions.
L’explication de cette décroissance des naissances ne réside pas tout à fait dans le désintérêt de la jeune génération envers ce type de plan de vie.
C’est du moins ce que souligne Richard Marcoux, professeur et directeur de l’Observatoire démographique et statistique de l'espace francophone.
Selon le Trifluvien, les décisions gouvernementales affaiblissent la croissance démographique au Québec.
Je n’ai pas l'impression que les gouvernements les plus récents ont vraiment pris à cœur cette idée de mieux encadrer les projets familiaux des jeunes, déplore-t-il.
D’entrée de jeu, il explique que lorsqu'on questionne les populations plus jeunes, que ce soit ici au Québec, ou ailleurs, on sent très bien qu'il y a un intérêt pour fonder une famille, note-t-il.
Mais à quel prix ?
Les conditions économiques et sociales semblent ne pas le permettre. Les objectifs qui sont souhaités ne sont pas atteints par des par les jeunes, par les familles de façon générale.
La croissance démographique est rendue possible par l'immigration
Selon le professeur, les conditions favorables à la croissance démographique n’ont pas tout à fait été au centre des priorités des gouvernements.
Au cours des dernières années, on ne peut pas dire que le réseau garderie s'est vraiment amélioré, on a coupé, on a augmenté les prix, les listes d'attente s'allongent, souligne-t-il.
Selon lui, l’augmentation de la qualité des services offerts aux familles est interdépendante des décisions du gouvernement dans le dossier de l’immigration.

Richard Marcoux n'est pas étonné que le nombre de décès soit en hausse. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Xavier Gagnon
La croissance démographique est rendue possible par l'immigration. Cette immigration-là, elle nous est utile, notamment dans les CPE, dans les services de garde, affirme-t-il.
Je n’entends pas que le gouvernement veut aller dans le bon sens lorsqu'il veut, par exemple, couper le PEQ où il y avait plusieurs éducatrices en garderie qui, justement, se trouvaient du travail à l'intérieur de ces de ces services-là.
En ce sens, il dit craindre pour les années à venir, pour la qualité de ce que l’on va trouver dans les centres de la petite enfance.
Des tendances changeantes
M. Marcoux affiche un optimisme certain. Bien qu'il anticipe que les taux de natalité et de mortalité connaîtront des fluctuations dans les années à venir, il se dit convaincu que les Québécois ne cesseront pas d'avoir des enfants. Il souligne que l'écoanxiété et les tensions politiques pourraient continuer à influencer les décisions des individus.
Oui, les décès sont plus importants que les naissances, mais on le sait depuis longtemps, les démographes l'avaient annoncé depuis je dirais une trentaine, une quarantaine d'années. Ce n’est pas une surprise. Maintenant, l'enjeu est vraiment du côté de l'immigration si on veut assurer la croissance démographique de la population du Québec.
Il ose croire que d’ici 2036, les gouvernements seront assez lucides pour voir les souhaits [de la société] en matière de fécondité.


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