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Réunies à Rivière-du-Loup aujourd’hui, une trentaine de coopératives forestières du Québec veulent que la forêt soit une priorité du prochain gouvernement. Elles demandent une modernisation du régime forestier afin d’assurer une meilleure prévisibilité aux différents acteurs de l’industrie forestière, surtout dans le contexte économique actuel.
Le bois d'œuvre canadien est frappé de droits de douane qui atteignent 45 %. Le président de la Fédération québécoise des coopératives forestières, Stéphane Gagnon, croit que le statu quo n’est pas viable.

Le président de la Fédération québécoise des coopératives forestières, Stéphane Gagnon, estime que ses membres ont besoin de prévisibilité.
Photo : Radio-Canada / Andréanne Lebel
La planification reste un enjeu majeur, qu’on soit sylviculteur ou entrepreneur forestier. Pour être rentable, il faut être capable de planifier et de dire où on va l’année prochaine. On planifie les 4 à 6 prochains mois. On ne peut pas prendre les meilleures décisions, autant pour la forêt que nos travailleurs, dans un contexte comme ça. C’est essentiel qu’on revoie ces façons de faire.
Le directeur général de la Coopérative forestière de la Matapédia, Simon Roy, abonde dans le même sens. Il rappelle que la forêt se cultive et s’entretient sur des dizaines d’années. Elle nécessite, selon lui, de développer une vision à long terme.

Le directeur général de la Coopérative forestière de la Matapédia, Simon Roy. Elle compte 85 membres travailleurs.
Photo : Radio-Canada / Andréanne Lebel
Le défi, c’est de trouver la concertation à travers l’ensemble de cet écosystème qui vit de la forêt et de nos régions, ajoute M. Roy. Il énumère les intervenants environnementaux, locaux, les communautés autochtones et l’industrie forestière, qui partagent leurs idées et qui doivent trouver un terrain d’entente.
Simon Roy estime lui aussi qu’un changement du régime forestier est nécessaire, tout comme les cinq partis politiques qui ont été invités à s’exprimer lors du congrès organisé à l'Hôtel Universel de Rivière-du-Loup.
Le Parti conservateur, Québec solidaire, le Parti québécois, le Parti libéral du Québec et la Coalition avenir Québec ont tous convenu, eux aussi, qu’une modernisation du régime forestier s’impose. Ils s’entendent sur l’importance de l’industrie forestière dans l’économie québécoise.
Le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, convient que la prévisibilité est un enjeu. Il a rappelé les récentes actions de son gouvernement, dont la mini-réforme du régime forestier annoncée en février, qui comprend l’abolition de la rente annuelle payée par les entreprises forestières et la fin du système d’enchères du Bureau de mise en marché des bois.

Le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, lors du congrès de la Fédération québécoise des coopératives forestières, à Rivière-du-Loup.
Photo : Radio-Canada / Andréanne Lebel
Je pense qu’on a acquis une certaine maturité dans notre discussion qui nous permet de trouver les compromis requis pour faire face à la pire crise qu’on n’a jamais connue dans toute l’industrie forestière avec des tarifs commerciaux de 45 % aux douanes, ajoute Jean-François Simard.
Le congrès annuel de la Fédération québécoise des coopératives forestières regroupe plus de 200 coopérateurs forestiers et partenaires. Ces coopératives génèrent un chiffre d’affaires annuel de 500 millions de dollars et sont actives dans les forêts publiques et privées.


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