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Les conservateurs ouverts à des «ententes» dans l’éventualité d’un gouvernement minoritaire

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Dans l’éventualité d’un gouvernement minoritaire, le Parti conservateur du Québec (PCQ) se dit ouvert à s’allier à un autre parti en quête de majorité. Il ne s’agirait toutefois pas d’une alliance systématique, mais d’ententes « à la pièce » pour pousser ses idées comme une plus grande place au privé en santé.

« Si on est en situation où on a la balance du pouvoir, soyez assurés qu’on va tout faire pour que nos idées avancent », a déclaré Éric Duhaime mardi matin.

Le PCQ pourrait avoir ce qu’on appelle la « balance du pouvoir » si son nombre de députés permet à un parti d’avoir la majorité au Parlement.

« On va à la pièce, effectivement oui, faire des ententes s’ils veulent faire avancer nos idées. Nous, on est un parti qui veut faire bouger la fenêtre des idées au Québec. »

Ainsi, sans être élu au gouvernement, le PCQ pourrait user de la balance du pouvoir pour que certaines de ses politiques soient implantées.

« On va pousser pour qu’il y ait un dégraissage de l’État québécois. On va pousser pour que notre gaz naturel au Québec soit exploité. On va pousser pour que le privé en santé fasse son entrée pour offrir de meilleurs soins et avoir une meilleure accessibilité à nos établissements de santé. »

Jusqu’à 500 médecins de plus par an

Le PCQ présentait d’ailleurs mardi son plan pour permettre au privé d’offrir davantage de services remboursés par l’État.

Il propose entre autres que des entreprises québécoises et étrangères puissent gérer des hôpitaux au Québec et que les médecins québécois puissent pratiquer à la fois au privé et au public.

Ainsi, le recours aux centres médicaux spécialisés (CMS) serait élargi. À l’heure actuelle, seulement certaines chirurgies nécessitant des hospitalisations de courte durée y sont offertes en orthopédie et en chirurgie plastique surtout.

Le PCQ souhaite que les CMS puissent offrir tous les types d’intervention en incluant les plus complexes, de l’accouchement à la chirurgie cardiaque.

Questionné sur le risque de voir les CMS vider les hôpitaux publics de leurs employés, le porte-parole en santé du parti, Karim Elayoubi, a soutenu que ces craintes n’étaient pas fondées. « Le public a son intérêt et le privé a son intérêt. Les défenseurs du statu quo qui sont anti-privés ont tendance paradoxalement à surestimer le privé. »

Le parti souhaite en outre qu’on augmente de 400 à 500 le nombre de médecins formés chaque année (on en forme environ un millier annuellement). Quant aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS), le PCQ propose qu’on en ajoute 1500 dans le réseau d’ici quatre ans.

Cet ajout de ressources coûterait 567 millions de dollars à l’État, selon le PCQ.

Il préconise de plus que les paramédicaux aient leur propre ordre professionnel et puissent faire davantage d’actes médicaux sur le terrain et dans les hôpitaux.

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