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Tommy Willems ne s'inquiète jamais. Il ne doute pas de ses forces. Ce trait de caractère a façonné son jeu spectaculaire où la 3D est un moyen d'expression naturel. Pourtant, sa carrière sportive aurait pu le plonger en enfer. À 29 ans, ce titulaire incontesté n'a disputé que 66 matchs avec le maillot de l'équipe nationale. De 2019 à 2021, il a occupé le poste d'attaquant aux côtés des Tom Boon, Cédric Charlier, Florent van Aubel, Thomas Briels et autres Sébastien Dockier. Écarté de tous les grands tournois, il n'a plus été repris après les Jeux de Tokyo.
Au Watducks, son entraîneur, qui est aussi son papa, l'a descendu dans le jeu comme défenseur central. Il a brillé de mille feux avec son flick, sa longue passe et ce brin de folie qui accompagne une technique haut de gamme. Après les Jeux olympiques de Paris, il a été rappelé au même titre que 34 joueurs pour boucher les trous laissés par l'exode de la génération dorée. Depuis deux ans, il est incontournable.
Ce vendredi, à 20 h 30, il devra contrer des Australiens, le défi physique ultime dans le hockey moderne. Il a retracé cinq raisons de croire en la victoire dans ce faux huitième de finale.
Notre dossier sur la Coupe du monde de hockey 2026 ©Raphaël Batista1. "Ce groupe a une grande confiance en lui"
Durant les trois premiers matchs, les Belges n'ont pas convaincu sur un plan offensif. "Je trouve ça typiquement belge d'être pessimiste", commence-t-il. Nous ne devons pas être atteints par ces critiques. Je vous garantis que ce groupe a confiance en lui. Nous avons conscience que tout n'a pas été parfait durant la première phase de poule. Pourtant, nous nous sommes créé beaucoup d'occasions. Face à l'Allemagne, nous avons créé beaucoup, mais nous n'avons pas été assez réalistes pour marquer.
Le véritable salaire des Red Lions et des Red Panthers2. "Nous créons beaucoup de danger dans le cercle adverse"
Les Red Lions ont un press efficace qui amène la balle dans la moitié de terrain adverse. La défense ne concède que peu d'occasions. Vincent Vanasch a touché peu de balles en trois rencontres. "On concède très peu d'occasions, mais on prend trop de buts. Les Allemands ont tiré trois fois au but avec un goal inscrit. La Malaisie a eu huit entrées de cercle, mais a mis trois buts. La France s'inscrivait dans des stats semblables à l'Allemagne. On concède vraiment très peu. Pour le moment, la balle ne tombe pas pour nous."
Tommy Willems ©PDV3. "L'Australie, un défi physique qui nous va si bien"
En face, l'Australie proposera un jeu fort différent en men to men avec une volonté de jouer de manière haute et agressive. Les Belges aiment ce style. "Les Australiens ont un jeu direct et physique qui nous correspond vraiment bien. Nous sommes fit. Nous gagnerons des balles dans des zones intéressantes pour jouer un contre. En revanche, tu n'as pas le droit de perdre la balle dans ce genre de rencontre. Défensivement, nous devrons être très solides. Nos sorties de défense devront être précises, rapides et puissantes."
4. "Shane McLeod, des discours qui inspirent tant"
Shane McLeod est capable de trouver les mots. "Il relativise tout le temps. Son approche est toujours positive. Il a cette capacité à trouver les bons mots, ce qui donne confiance à tout le monde. Il est ultra-important. Ses discours sont puissants. Même après un match décevant, il est capable de parler calmement et de donner de la confiance à tout le monde."
5. "Share the love, le lien entre nous tous"
Face à l'Australie, le calcul n'est pas permis. "C'est clair, c'est la huitième de finale. On ne pense à rien d'autre. On essaie d'aider tout le monde à être à 100 %. Je crois que chacun doit travailler individuellement sur sa confiance. Le 'Share the love' est toujours présent dans le groupe. Il a été créé lors des Jeux de Rio après le succès contre le Brésil où 10 Reds avaient marqué. Vanasch essaye beaucoup de faire vivre ce 'Share the love'. Si on voit un gars un peu moins bien, on l'aide. On a eu quelques joueurs qui ont traversé des moments difficiles ces derniers mois (notamment le décès du papa de Thibeau Stockbroekx). Le groupe est là pour une personne qui a une mauvaise nouvelle ou qui a un moment compliqué dans sa vie personnelle. En début de tournoi, Arthur Van Doren a annoncé sa future paternité. On était super heureux avec lui. Moi, je ne ressens pas le besoin qu'on se penche sur moi, mais l'idée est belle. J'ai reçu des chouettes messages après le titre de champion de Belgique avec le Watducks. Cela fait plaisir. Je ne suis pas quelqu'un qui adore avoir plein de compliments. Cela me met mal à l'aise."
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