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Les équipes benjamines de basketball d’Amos élèvent leur jeu d’un cran cette saison. Elles jouent dans la ligue provinciale scolaire pour la première fois dans l’histoire du Kodiak.
Tous les membres de la concentration basket sont à l’entraînement au gymnase du pavillon La Calypso, à la dernière période du jeudi. Parmi eux, une vingtaine de joueuses et joueurs des équipes benjamines qui ont rejoint cette année la ligue provinciale en division 2 (D2).

Christian Deshaies prend quelques minutes pour préciser à une joueuse ce qu'il faut faire dans une certaine situation de jeu.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
On avait fait la demande il y a deux ans pour entrer dans la ligue provinciale. On avait été accepté, mais en voyant les clubs qui étaient là, qui étaient tous de calibre division 1, on a préféré attendre. Cette année, ils ont ouvert une division 2 avec un calibre un peu moins élevé, un peu plus adapté à notre force, explique Christian Deshaies, entraîneur-cadre du basketball Kodiak.
S’adapter plus rapidement
En intégrant la ligue provinciale, l’organisation souhaite offrir la chance aux basketteurs de 12 à 14 ans de s’adapter plus rapidement au calibre de jeu qui les attend ensuite chez les cadets et les juvéniles, qui jouent déjà en division 2 provinciale.
On trouvait que c’était une lacune. On le voyait beaucoup chez nos cadets. Ils passaient de la ligue régionale à la ligue provinciale, puis l’année chez les cadets était difficile. En juvénile, on finissait par avoir un peu plus de résultats, précise M. Deshaies.
On veut juste être un petit peu plus précoce dans le processus de compétition. En arrivant déjà du benjamin D2, on pense que nos cadets vont être un peu plus habitués à ce niveau de compétition.
La transition se fait bien au niveau de l’entraînement. La concentration basket proposait déjà plusieurs heures de pratique par semaine. C’est au niveau des voyages que la commande est plus lourde.

L'équipe masculine du Kodiak a éprouvé beaucoup de difficultés face à la puissante équipe de Rochebelle, qui a remporté la partie par un grand écart, cet automne, à Amos.
Photo : Radio-Canada / Gracieuseté - Rémi Perron
C’est sûr qu’en ligue provinciale, les matchs sont filmés, les équipes ont plus de stratégies, alors il y a plus de préparation de match. Bien entendu, il y a beaucoup plus de voyages. Au niveau du temps demandé aux entraîneurs, c’est quand même une coche de plus, précise Christian Deshaies.
Les deux équipes ont un calendrier d’une douzaine de parties, dont la moitié sont disputées sur la route, à des distances parfois importantes pouvant aller jusqu’à Québec. Elles jouent sept matchs devant leurs partisans à Amos.
Prêts à relever le défi
Avec une fiche de trois victoires et quatre défaites en première moitié de saison, les filles ont bien réussi leur entrée en ligue provinciale. Ce qui rend Cloé Drolet particulièrement fière.

Cloé Drolet estime qu'elle apprend mieux en jouant contre des équipes avec un niveau de jeu plus élevé.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
C'est beaucoup plus le fun. C'est excitant parce que c’est un plus haut niveau. On apprend plus. Quand tu gagnes, t'es fier parce que c'est une ligue de ton calibre, parfois même plus haut que ton calibre, alors t’es fier de gagner, confie celle qui joue au basket depuis six ans.
Sa coéquipière Alexann Gingras apprécie beaucoup l’ampleur du défi qui se dresse devant elle cette saison.
Quand j'étais plus jeune, on jouait, on gagnait tout le temps nos games, parfois par beaucoup de points. C'était moins le fun, alors que là, on est capable d'avoir du défi, puis de s'améliorer pour de vrai, analyse-t-elle.

Alexann Gingras joue bien défensivement et elle souhaite améliorer sa confiance pour aller plus souvent au panier à l'attaque.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
La marche est plus haute du côté masculin, toujours en quête d’une victoire après huit défaites.
C’est vraiment du très gros calibre. Ils sont vraiment très grands. Nous autres, on l’équipe la moins forte de notre calibre, mais c’est parce qu’on est vraiment petits, explique Luca Rousseau, qui joue depuis huit ans au basketball.
Mais il ne se laisse pas décourager pour autant. Il y voit tout de même une belle occasion d’apprendre.

Luca Rousseau se dit très fier de pouvoir jouer dans un aussi haut de niveau de basketball cette saison.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Je trouve ça vraiment le fun. On peut apprendre beaucoup. On va souvent en tournoi. On passe beaucoup de temps à jouer, à s’entraîner avec la concentration basket. Je sens que je m’améliore vraiment beaucoup. C’est un bon mode d’apprentissage, affirme le jeune Luca.
Les garçons joueront leur prochaine partie locale le 24 janvier prochain, alors que les filles ont rendez-vous devant leurs partisans le 25 janvier.


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