Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Les Bains publics, une petite salle au grand cœur

3 month_ago 47

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Depuis 2022, un nouveau cœur culturel bat à Rimouski. Dans l’un de ses ventricules, on assiste à des concerts — de Bon Enfant à Petite Amie (un groupe mexicain qui chante en bonne partie en français), en passant par Étienne Coppée et LaF. Dans l’autre, on boit, on mange, on jase, on joue. L’ensemble du muscle ne manque pas de tonus ni de sang neuf !

« Je pense que ça faisait longtemps que Rimouski n’avait pas eu un endroit comme ça ! » dit David Marsolais, l’un des fondateurs de ce lieu — Les Bains publics —, en buvant un café dans le resto-bar, après avoir grillé une cigarette sur le trottoir de la rue Saint-Germain, qui fait dos au fleuve.

Les Bains publics (créés à l’issue de la pandémie, d’où l’inspiration hygiénique du nom) sont une coopérative de solidarité à but non lucratif. Leur petite salle d’une centaine de places se distingue des autres lieux de la ville de 50 000 personnes, comme la salle Desjardins (900 places) ou la Coop Paradis (225 places), qui sont souvent trop grandes pour les artistes de la scène alternative.

« Quand on a commencé, beaucoup d’agents de spectacles me disaient : enfin, il y a un endroit pour s’arrêter à Rimouski ! » raconte Marc-Olivier Goudreault, un autre membre fondateur de la coopérative, qui joue le rôle de programmateur musical et de technicien de scène. (Il joue aussi de la guitare dans le groupe Confiture Maison, aux côtés de David Marsolais aux claviers.)

Les Bains publics sont également la réincarnation d’une institution culturelle mythique de Montréal : L’Escalier, qui a longtemps eu pignon sur rue près du métro Berri-UQAM et qui offrait une minuscule scène à des milliers de musiciens, avant de fermer ses portes en 2020, frappé par la pandémie et une éviction. « À Montréal, à ce moment-là, c’était vraiment triste », raconte M. Marsolais, qui était le gérant du repaire hippie.

Après la fermeture de L’Escalier, David Marsolais a entendu parler d’une équipe qui mijotait un projet d’organisme de diffusion artistique à Rimouski. Ça tombait bien, puisque lui voulait « se refaire » en dehors de la métropole avec un nouveau resto-bar culturel. Les esprits se sont syntonisés et, fin 2021, M. Marsolais a acheté le matériel de L’Escalier et a débarqué à Rimouski.

« On ne voulait pas ouvrir un Escalier 2 », dit l’entrepreneur punk en faisant visiter les lieux, qui sont néanmoins imprégnés de l’esprit du resto-bar montréalais. Le grand tableau noir où est gribouillé le prix des bières vient de L’Escalier, mais aussi certaines tables et chaises, les frigos, le lave-vaisselle. Et le menu végétarien, établi en cohérence avec les « valeurs écologiques » des fondateurs, rappelle celui du regretté établissement.

De Rau_Ze à Diane Tell

En 2025, Les Bains publics ont présenté 97 artistes (dont 23 % issus de la scène locale) dans 79 spectacles. Plus de 4500 spectateurs ont afflué à leurs concerts. Et c’est sans compter les dizaines d’autres événements qui ont animé les lieux : conférences politiques, ligue d’improvisation, jeux-questionnaires, projections cinématographiques, jam de musique traditionnelle…

Le midi, avant notre entrevue, l’organisme La Sphère avait « pris possession » des fourneaux des Bains dans le cadre d’un programme de réinsertion au travail où l’on cuisine des repas à petit prix pour la communauté. Le cabaret culturel s’implique à fond dans le réseau d’économie alternative de Rimouski — pour ses rénovations, par exemple, il a retenu les services de la coopérative de construction La Couverte.

Pour soutenir leur proposition musicale, Les Bains publics bénéficient dorénavant d’une subvention de l’État québécois par l’entremise de la SODEC (Société de développement des entreprises culturelles). Les artistes semblent adorer l’intimité de la salle et la présence du public rimouskois. Kelly Dubé, graphiste et responsable des communications, mentionne Rau_Ze, qui est venue deux années de suite « parce qu’elle avait tellement trippé ».

Une surprise figure dans la programmation musicale de 2026 : la venue de Diane Tell dans le cadre de sa tournée de carrière 50 i’aime anniversaire, en septembre prochain. Le jazzman Julien Fillion (qui faisait le ménage à L’Escalier pendant que David Marsolais trimait en cuisine, raconte ce dernier) est le directeur artistique de la tournée, et c’est lui l’entremetteur du rendez-vous sur la rue Saint-Germain.

Un projet d’agence musicale

Après quatre ans d’aventures, l’équipe des Bains publics caresse de nouveaux projets. M. Marsolais entraîne Le Devoir vers le fond de la salle, pousse une porte, puis une autre, et pénètre dans un studio d’enregistrement qui est un vrai bric-à-brac. De vieux tapis jonchent le sol ; un rideau rouge est suspendu. Plusieurs claviers sont superposés. Une batterie est prête à pétarder. L’endroit paraît fonctionnel, quoiqu’encore approximatif.

« C’est ici qu’on répète et qu’on enregistre avec notre band », explique le musicien. Deux autres groupes ont également gravé des pistes ici, « mais c’est encore embryonnaire comme projet ».

L’idée, c’est non seulement de créer un studio professionnel, mais aussi d’offrir tous les services dont les musiciens ont besoin : préproduction et diffusion de spectacles, agence musicale, peut-être même un label. « Si on réussit à créer cette structure-là, on pourra propulser des artistes de la région, et ils pourront rester ici pour pratiquer leur art », dit M. Goudreault.

Il prend exemple sur Le Pantoum, qui a « vraiment stimulé » la culture à Québec grâce à un modèle similaire. « Dans les dernières années, beaucoup d’artistes qui sont sortis de Québec ont enregistré là-bas, comme Lou-Adriane Cassidy, Ariane Roy et Hubert Lenoir. » Rimouski regorge aussi de talents et de potentiel, se réjouit-il : Julep Julep, La Fuite, Laveuse Sécheuse, Bosquet, Isabelle Charlot, Kim Savard, Pastøräl, Anti-Criss, Mush…

Pour mener à bien ce projet, mais aussi éventuellement d’autres rêves — comme ouvrir une auberge pour héberger les artistes ou lancer un minifestival sur une scène extérieure en été —, les gens des Bains publics se nourrissent de la réponse enthousiaste du public. « On constate notre impact sur le milieu culturel, mais aussi sur la communauté, qui nous soutient beaucoup, se réjouit M. Goudreault. On voit qu’on ne fait pas ça pour rien ! »

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway