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Par Mathis Lalande
Publié le 26/10/2026 à 17h12, mis à jour le 26/10/2026 à 17h18

VIDÉO - Le chroniqueur, invité du «Buzz TV», est revenu sur les secrets de ses compositions musicales et une rencontre marquante avec le chef d’orchestre et compositeur Ennio Morricone à Rome.
Alex Jaffray raconte les musiques qui ont façonné sa vie dans son ouvrage Mes disques à moi (éditions du Rocher). Ce conteur, passionné de musiques, livre les petites histoires derrière les grands titres. Dans le «Buzz TV» du lundi 26 octobre, il revient, avec sa gouaille indélébile, sur des anecdotes de sa vie de chroniqueur musique mais aussi de compositeur.
Personnage multi-casquette, Alex Jaffray a réalisé les sons de nombreuses publicités et de plusieurs génériques télés. Depuis vingt ans, il travaille à quatre mains avec son ami Gilles Facérias. Ils sont à l’origine des génériques de «Silence, ça pousse !», «Stade 2» ou encore «On n’est pas couché». Alex Jaffray évoque aussi la composition mouvementée du générique de Scènes de ménages sur M6. Les deux compères ont souhaité associer des genres musicaux contraires pour le feuilleton humoristique. «Si on met du rock, la musique la plus éloignée, ce serait avec du classique. Donc ce serait guitare électrique, clavecin. On fait des premières maquettes, ce n’est pas mal. On va les présenter à M6. Et on voit tout de suite qu’ils ne sont pas emballés», explique-t-il.
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Pas de quoi se décourager, Alex et Gilles ont fait «une maquette, deux maquettes, trois maquettes». «Et au bout de la quatrième maquette, on se rend compte que si on ne trouve pas la bonne idée là, on va aller dans le mur», se rappelle-t-il. «Un matin, je rentre chez moi, j’avais un peu picolé, et je vois ma femme au bout du couloir en mode haka, en mode rugby. Et d’un seul coup, je me dis : “C’est ça”. C’est le truc quand vous rentrez et que votre femme vous dit : “Chéri, il faut qu’on parle”. On s’est dit “quelle est la musique qui, de l’autre côté du spectre, représente l’amour, la passion ?” C’est le tango. Et donc vous avez les All Blacks, un peu “Tambour du Bronx” et de l’autre côté, le tango. On l’a fait écouter, tout le monde a dit : “Vendu” !», s’exclame Alex Jaffray.
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En larmes devant Ennio Morricone
Il cite aussi sa rencontre avec Ennio Morricone, le célèbre chef d’orchestre. Alex Jaffray raconte avoir été reçu par le compositeur en personne dans son appartement situé en plein cœur de Rome. «On s’est rencontré plusieurs fois, jusqu’un peu avant sa disparition», souligne celui qui a pu s’entretenir avec lui à cinq reprises. Mais c’est sa deuxième entrevue qui l’a le plus marqué. En effet, le virtuose s’est mis au piano au beau milieu de l’entretien. «Ennio Morricone était réputé pour être terrible en interview», rappelle Alex Jaffray. «Si tes questions ne lui plaisent pas, il se lève et se fout dehors», appuie-t-il.
Il me voit tout debout en train de chialer
Alex Jaffray«Je suis tout debout dans le salon d’Ennio Morricone et je me mets à chialer. Il ne joue jamais du piano. Si bien que son manager a ouvert la porte, il fait : “Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?”. Et donc il me voit tout debout en train de chialer, Morricone au piano. Il fait : “Qu’est-ce que c’est que ce merdier ? Je vous laisse cinq minutes”», se souvient Alex Jaffray. Lors d’une autre rencontre, le chroniqueur explique avoir «fini par le faire jouer sur le sampler. J’ai un petit sampler que j’utilise souvent à la télé et au studio. Et quand je suis venu avec le sampler, le manager fait : “Le maestro, jamais, il va appuyer là-dessus”. Une demi-heure après, il était comme un dingue», se rappelle-t-il.


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