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Par Le Figaro avec AFP
Le 10 janvier 2026 à 18h55

Élevage, viticulture ou retenues d’eau... 300 millions d’euros de nouvelles aides sont suspendues à l’adoption du budget 2026, a de nouveau mis en garde samedi le gouvernement, pris en tenaille entre la colère agricole et les menaces de censure à l’Assemblée.
Passer la publicité Passer la publicitéÉlevage, viticulture ou retenues d'eau : 300 millions d'euros de nouvelles aides aux agriculteurs sont suspendus à l'adoption du budget 2026, a de nouveau mis en garde samedi le gouvernement, pris en tenaille entre la colère agricole et les menaces de censure à l'Assemblée.
«Cet effort financier important ne pourra entrer pleinement en vigueur qu'en cas d'adoption du budget pour 2026 par le Parlement», martèle le premier ministre Sébastien Lecornu dans un courrier aux syndicats agricoles avant une nouvelle semaine à hauts risques pour le gouvernement.
Des mesures déjà énumérées par Annie Genevard
Même avertissement dans un communiqué signé par trois de ses ministres. L'exécutif met en avant un «engagement financier de l'État (...) porté à 300 millions d'euros» supplémentaires pour l'année 2026.
Un «paquet de mesures» déjà énumérées vendredi par la ministre de l'Agriculture Annie Genevard : 130 millions pour un plan d'arrachage de vignes, 40 millions de plus pour le «fonds hydraulique», 40 millions également pour les «grandes cultures» en difficulté, 30 millions pour d'autres filières dont les «fruits et légumes» ou encore une rallonge de 11 millions pour doubler les «aides exceptionnelles» aux éleveurs bovins touchés par la dermatose nodulaire contagieuse.
Des ministres se rendront en Italie avant le 20 janvier
Sébastien Lecornu annonce par ailleurs que plusieurs ministres se rendront en Italie avant le 20 janvier alors que le gouvernement négocie «avec nos principaux partenaires commerciaux, en particulier l'Italie et l'Espagne, pour qu'ils acceptent les broutards vaccinés pour engraissement».
Le projet de loi de finances revient en nouvelle lecture à l'Assemblée nationale à partir de mardi, sans perspective à ce stade de majorité pour le voter ni d'accord de non-censure avec le PS en cas d'usage du 49.3 ou d'une ordonnance.
Le gouvernement va en outre devoir affronter deux motions de censure déposées par LFI et le RN, en réaction à l'adoption du traité UE-Mercosur honni par les agriculteurs et que Paris a échoué à bloquer malgré son opposition à Bruxelles.


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