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Le Zoom Photo Festival Saguenay, le seul festival canadien dédié au photojournalisme, s’amorce mercredi avec l'ouverture d'une série d'expositions. Cette année, l'événement propose des expositions internationales engagées sous le thème Propagandes, mensonges et résistances.
Selon le directeur général et fondateur du festival, Michel Tremblay, le thème de cette édition a permis une grande variété de photoreportages qui questionnent et documentent des enjeux contemporains.

Michel Tremblay est le directeur général de Zoom Photo Festival Saguenay.
Photo : Radio-Canada / Philippe Marier-Verret
C'est un thème qui est très, très d'actualité avec tout ce qui se passe à travers le monde. Ça nous a permis d'avoir un style de photographie qu'on n'avait pas auparavant, exprime le directeur général, lui-même ancien photographe du Quotidien et du Progrès-Dimanche.
Les expositions déjà accessibles au public sont situées au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi, à la bibliothèque de Chicoutimi, à l’Université du Québec à Chicoutimi et au Cégep de Jonquière.
L'événement se déroule jusqu'au 1er novembre.
Une grande variété d'événements
Les autres expositions seront accessibles aux visiteurs à compter du 9 octobre dans les bâtiments 1912 et 1921 du Musée régional de la Pulperie de Chicoutimi. Le public pourra notamment y découvrir l’exposition du World Press Photo, l’un des concours de photographie de presse les plus prestigieux au monde.
Ça fait des documents un peu plus creusés, beaucoup travaillés. C'est intéressant aussi parce que les gens qui font ces travaux-là sont capables d'en parler longtemps, poursuit M. Tremblay.
Au cours des prochains jours, des photojournalistes animeront également plusieurs conférences et ateliers.
Une exposition de Samuel Snow mettant en vedette Angine de Poitrine, sur le pont de Sainte-Anne, fait aussi partie de la programmation.
L'exposition avait été installée le mois dernier, mais certaines des photographies du duo saguenéen ont été volées et ont dû être réimprimées en vitesse. Elles devraient être accrochées à nouveau d'ici vendredi.
De renommée internationale
Le festival saguenéen compte sur une renommée internationale. Les clichés exposés, qui proviennent des quatre coins du globe, du Venezuela, jusqu’à la Russie, en passant par la Syrie, permettent de raconter des enjeux qui transcendent les frontières.
C’est fantastique. J’étais ici il y a deux ans, donc je suis heureuse d’être de retour. C’est une opportunité incroyable de pouvoir rencontrer d’autres artistes, surtout autour d’un thème aussi riche. Je suis heureuse d’être dans une ville où il y a beaucoup d’étudiants. C’est une ville magnifique, mentionne en anglais la photographe Sarah Blesener, arrivée de l’Oregon la veille.

C'est la deuxième fois que la photographe américaine Sarah Blesener participe au festival saguenéen.
Photo : Radio-Canada / Philippe Marier-Verret
Son exposition L’architecture du piège est déjà en place au Centre des arts et de la culture et est présentée pour la toute première fois. Son travail prend la forme d’une enquête dans les archives de son amie, JoAnn Stevelos, pour prouver des années d’abus subi par l’Église catholique.
Cette exposition pose la question : comment vit-on avec notre passé? Que fait-on des photos qu'on aimerait brûler ou jeter? Et comment donner du sens à la vérité dans nos propres histoires et récits? explique l’artiste américaine.
Un manque de tradition photojournalistique?
Même si plusieurs candidatures traitées durant l’appel à projets provenaient de l’international, le directeur général aurait souhaité présenter davantage de photojournalistes québécois lors de l'événement.
On a des dossiers qui viennent de partout dans le monde, mais, ce qui me déçoit un peu, c'est qu'on n'en a pas beaucoup qui viennent du Québec. Pourtant, au Québec, il ne manque pas de sujets à traiter, se désole-t-il.
À son avis, cela s’explique par le manque de tradition photojournalistique dans la province, où les photographes sont plus habitués à couvrir les événements du quotidien.
Malgré tout, le festival peut compter sur la présence de plusieurs photographes de presse québécois dans ses rangs pour animer les prochains jours, dont Valérian Mazataud et Éric Coté.
Une soirée de lancement est prévue jeudi à la Pulperie.


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