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Le VSO met fin aux accords de confidentialité dans les cas d’inconduite sexuelle

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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

L'Orchestre symphonique de Vancouver (VSO) a déclaré qu'il met fin à l'utilisation des accords de confidentialité dans les affaires d'inconduite sexuelle, sauf si le plaignant ou la plaignante en fait la demande.

Cette annonce fait suite à la polémique suscitée par les accusations d'agression sexuelle rendues publiques par la musicienne Esther Hwang. Dans un article du Globe and Mail publié en décembre, la violoniste a accusé un membre senior de l'orchestre d'agression sexuelle en 2017.

Dans l’article, Esther Hwang a déclaré avoir signé un accord de confidentialité en 2019 dans le cadre d'un règlement à l'amiable. Elle dit s'être sentie réduite au silence des années plus tard, ce qui a eu des conséquences sur sa carrière.

Au lendemain de la publication de l’article du Globe and Mail, le VSO a confirmé avoir envoyé à Esther Hwang une mise en demeure en raison du bris de l'accord de confidentialité, qu'il a qualifié de juridiquement contraignant.

Cette décision a suscité une vive réaction contre l'organisation, notamment de la part du syndicat qui représente les musiciens du VSO.

La violoniste Esther Hwang.

La violoniste Esther Hwang affirme que le VSO a utilisé la lettre de mise en demeure comme un moyen d'intimidation.

Photo : Fournie par Esther Hwang

Fin des ententes de confidentialité

Dans un communiqué, le VSO a d'abord déclaré à CBC qu'il estimait avoir agi de manière équitable et appropriée depuis qu'il avait été informé de l'incident initial, qui avait fait l'objet d'une enquête menée par une organisation tierce.

Toutefois, il a publié mardi une lettre ouverte (nouvelle fenêtre) (en anglais) annonçant qu'il mettrait fin à l'utilisation des accords de confidentialité dans les cas d'inconduite sexuelle, sauf si la partie plaignante en fait la demande.

Nous reconnaissons qu'il existe d'autres moyens de protéger le droit à la vie privée et à la confidentialité des plaignants qui le souhaitent, écrit le VSO dans la lettre ouverte.

Le VSO n'a pas pris et n'a pas l'intention de prendre de mesures pour poursuivre Mme Hwang pour violation de l'accord de confidentialité , ajoute la lettre.

Encore beaucoup à faire

« Nous ne devrions pas avoir à compter sur les institutions pour faire ce qui est juste sous la pression du public, et c'est pourquoi il est si important que la législation soit adoptée pour interdire ce type d'accord de confidentialité », a déclaré Esther Hwang.

Je n'ai toujours pas entendu d'excuses de la part du VSO et je n'ai pas vu qu'il assumait réellement ses responsabilités, a-t-elle ajouté.

Audrey Patterson, la secrétaire par intérim et ancienne présidente de la Vancouver Musicians' Association, le syndicat qui représente les musiciens du VSO, a affirmé dans un communiqué que la lettre ouverte montrait que le VSO allait dans la bonne direction.

Il reste encore beaucoup à faire , a-t-elle indiqué, ajoutant: Les orchestres ne sont pas les seuls à avoir ignoré, évité ou caché les plaintes pour harcèlement, abus, discrimination ou agression.

Plaidoyer pour réprimer les accords de confidentialité

La lettre ouverte indique que le VSO a contacté plusieurs experts, notamment le regroupement Can't Buy My Silence, qui milite pour la fin des accords de confidentialité dans les cas de harcèlement.

Julie Macfarlane, l'une des cofondatrices de la campagne Can't Buy My Silence, a estimé pour sa part que l'engagement public pris cette semaine par le VSO, soit celui de supprimer les accords de confidentialité, démontrait une volonté de changement.

Je pense que c'est le message que j'aimerais transmettre à toutes les autres organisations et [à] tous les autres lieux de travail au Canada: nous savons désormais que ce n'est pas une bonne idée. Nous devons cesser de le faire, a dit Mme Macfarlane.

Julie Macfarlane pose pour la caméra.

Selon Julie Macfarlane, l'une des cofondatrices de la campagne Can't Buy My Silence, l'engagement du VSO constitue une promesse publique importante. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Julie Macfarlane a affirmé par ailleurs que la plupart des organisations et institutions canadiennes continuaient d'utiliser des accords de confidentialité chaque fois qu'il y a un règlement lié à une inconduite sexuelle ou à une discrimination.

Elle appelle ainsi le gouvernement fédéral à soutenir un projet de loi du Sénat visant à réprimer cette pratique.

Avec des informations de Janella Hamilton et Akshay Kulkarni

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