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Par Claude-Hélène Desrosiers
ARTS. C’est par une matinée fraîche que l’autrice de ces lignes s’est mêlée aux visiteurs du Village québécois d’antan, investie d’une mission particulière : trouver le peintre Robert Roy, installé dans une des maisons de jadis.
Les touristes semblaient tous avoir le cœur en joie, prêts à s’émerveiller devant les trésors du site historique et de ses animations. Ce matin, de belles demoiselles d’autrefois s’échinaient à chasser la marmotte qui dégarnit leur jardin.
Il faut continuer à un bout du Village pour découvrir l’antre de l’artiste, située dans un coin de rue qu’on pourrait oublier d’explorer. C’est au numéro 45 qu’on peut voir l’exposition qu’elle contient.
Robert Roy a commencé à venir peindre sur le site patrimonial peu après Noël. Depuis, dix tableaux expressionnistes exceptionnels sont nés en cet endroit, racontant les lieux. «Être ici, ça donne un bon petit coup d’apaisement», partage l’artiste d’expérience dans une entrevue avec L’Express.
La collection de dix oeuvres a été achetée par la famille Soucy, mécènes drummondvillois bien connus. «Je ne voulais pas les séparer», explique M. Roy. Les toiles sont encadrées dans des planches de grange provenant du site. Quand on les voit, ça semble évident et naturel.
Durant ces dernières semaines d’ouverture estivale, les visiteurs du Village québécois d’antan ont la chance d’admirer la collection.
Comme une manière de vivre
La vie de Robert Roy tourne toujours autour de la peinture. Conviez-le à une fête ; il sera celui qui croque en images ce qu’il voit.
Quand il y est, il invite d’ailleurs les visiteurs du Village québécois d’antan à dessiner ou peindre en sa compagnie. «Les jeunes capotent! Le dessin et la peinture, moi, je vis avec ça, je vis dans ça», confie-t-il. L’artiste visuel a des interactions intéressantes avec les touristes, car il affectionne partager son amour de l’art.
L’amour du village
« Parfum d’autrefois », de Robert Roy. (Photo : Claude-Hélène Desrosiers)Robert Roy chérit l’ambiance du Village. «Être en 1893, venir ici et me bercer, je trouve ça génial. C’est apaisant. C’est un peu pour ça que je me suis mis en tête de faire ça». En fait, il aime tellement l’endroit que si on lui offrait d’y habiter, il dirait oui sans hésiter.
Le peintre s’est penché sur la beauté des lieux et l’a exprimée à sa manière. «De prendre ça et de mettre ça sur un tableau, je crois que c’est la plus belle vie que tu peux avoir. Quand tu rentres dans la maison [et que tu vois les oeuvres], tu sais que c’est quelqu’un qui aime le village. Si l’exposition peut donner un peu de ce bien… ce n’est qu’à ça que je travaille».
Il faut se hâter pour admirer la collection de scènes d’autrefois, avant la fin de la saison du Village québécois d’antan, qui se termine à la fin août.


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