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Avant le meeting aérien de Cabourg, la question de l’empreinte s’invite dans les débats. Les organisateurs assument et avancent un argument qui ne manquera pas de faire réagir.
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Par Sophie Quesnel Publié le 13 août 2026 à 6h00
À chaque annonce d’un meeting de la Patrouille de France, la même question revient : quel est son impact sur l’environnement ? À Cabourg (Calvados), où les Alpha Jet se produiront le dimanche 23 août 2026, les organisateurs n’ont pas esquivé le sujet. Bien au contraire.
« Le CO₂ émis par le meeting est quasiment non significatif »
« L’écologie, c’est l’affaire de tous. Ce n’est pas politique, c’est transversal », a d’abord rappelé le maire de Cabourg, Emmanuel Portier, assurant que la Ville veille à compenser les émissions générées par les grands événements qu’elle accueille. Comme pour le tournage de La Carte aux trésors, ou encore certaines compétitions sportives, des dispositifs de compensation carbone sont mis en place. « Je sais que l’armée de l’Air et de l’Espace compense également les émissions de ses meetings », a-t-il ajouté.
Mais c’est surtout la réponse de Laurent Cahuzat, coorganisateur du French Flyair, qui a retenu l’attention. Selon lui, « l’un des événements les plus polluants en France, c’est le Tour de France ».
Une affirmation qui peut surprendre. Son explication est la suivante : ce ne sont pas les avions ou les véhicules d’organisation qui représenteraient l’essentiel des émissions, mais les déplacements des centaines de milliers de spectateurs qui convergent vers un événement. « Le CO₂ émis par le meeting est quasiment non significatif comparé aux déplacements des familles », a-t-il estimé.

Une mission d’intérêt général
Au-delà du volet environnemental, les organisateurs rappellent que la présence de la Patrouille de France répond aussi à une mission d’intérêt général. Pour eux, ces démonstrations ne sont pas de simples spectacles. Elles permettent de faire découvrir les métiers de l’armée de l’Air et de l’Espace, de susciter des vocations et de maintenir un lien entre les forces armées et la population.
« Dans le contexte international actuel, ce n’est plus uniquement une question de divertissement », estime Laurent Cahuzat. « L’armée a besoin de recruter et de montrer son savoir-faire. »
Les organisateurs soulignent également que le meeting est soumis à de nombreuses autorisations administratives. Le dossier fait notamment l’objet d’études environnementales et doit respecter les contraintes liées aux espaces protégés, notamment Natura 2000, avant d’obtenir le feu vert des services de l’État.
Le 23 août, des dizaines de milliers de personnes sont attendues sur les trois kilomètres de la promenade Marcel-Proust pour assister aux évolutions de la Patrouille de France et de l’A400M Atlas. Un rendez-vous populaire dont les retombées touristiques sont importantes pour Cabourg, mais qui relance aussi un débat désormais incontournable : comment concilier grands événements, attractivité et exigences environnementales ?
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