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Le Service de police de la Ville de Québec (SVPQ) lance sa deuxième campagne de sensibilisation auprès des jeunes susceptibles de tomber dans la délinquance.
Cette année, la campagne Troué par balle attire l’attention sur le recrutement en ligne. Selon le capitaine Martin Soucy, qui est coordinateur de la lutte contre la violence urbaine au SPVQ, les gangs criminels ont changé leurs méthodes et passent par les réseaux sociaux pour approcher les jeunes.
L’an passé, on a voulu sensibiliser sur les conséquences possibles de la violence armée et urbaine, explique-t-il. Cette année, on veut aller plus loin en outillant les gens pour les aider à détecter les situations qui pourraient devenir des cas de recrutement criminel.

Martin Soucy rappelle qu'un réseau d'aide et de ressources existe pour aider les jeunes et leurs proches
Photo : Radio-Canada
Selon lui, les jeunes pris dans l’engrenage peuvent ressentir de la honte et être la cible d’intimidation.Il y a des jeunes qui sont pris là-dedans et qui ne sont pas nécessairement à l’aise d’en parler, dit-il. Ils pensent que faire ce qu’on leur demande de faire va leur permettre un jour de sortir [de la criminalité].
Mais sortir de cet engrenage peut être un chemin de croix. La campagne prévoit donc d’offrir aux jeunes et à leurs proches des outils pour les accompagner dans ce parcours. On veut dire aux gens qui pourraient se sentir piégés par cette situation qu'ils ne sont pas seuls.
Un réseau d'aide pour s'en sortir
On est tous à l'affût de cette situation, ajoute Véronique Pressé. La conseillère en culture, loisirs et vie communautaire à la division du développement social à la Ville de Québec affirme que l’accompagnement des jeunes n’est pas la seule responsabilité des forces de l’ordre mais celle de toute la communauté. Un jeune ou son parent n’est jamais seul: ces ressources sont là. Ces situations nous dépassent rapidement , dit-elle.
Véronique Pressé coordonne également le Fond provincial et fédéral pour bâtir des communautés plus sécuritaires, qui vise à lutter contre la violence armée et les gangs. Selon elle, l’entourage doit également porter une attention particulière aux premiers signes pour savoir les détecter, particulièrement en ligne.
Ce qu’on veut, c’est que les jeunes et leurs parents soient attentifs à ce que leurs jeunes font en ligne et que celui-ci se pose les bonnes questions pour prendre un pas de recul et avoir le réflexe d’en parler à ses parents, ajoute le capitaine Soucy.
Selon lui, certains jeunes choisissent la voie de la délinquance pour se faire de l’argent à travers la violence. D’autres sont piégés par l'appât du gain ou l’intimidation. C’est très insidieux, dit-il. Ça commence souvent par des relations banales sur les réseaux sociaux ou une relation de confiance se développe.
L’an dernier, une vidéo liée à la campagne avait obtenu plus d’un million de visionnements. L'initiative avait également permis à 7000 jeunes d’échanger avec des policiers.


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