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Le 29 juillet, un accord définitif a été finalisé pour clarifier le tracé des 749 kilomètres de frontière terrestre entre les deux pays, a annoncé le Secrétariat permanent sénégalo-gambien. Cette frontière avait été dessinée « sur une carte à main levée dans un huis clos parisien », le 10 août 1889.

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La frontière entre le Sénégal et la Gambie, à Keur Ayip (Sénégal), le 9 mai 2016. La frontière entre le Sénégal et la Gambie, à Keur Ayip (Sénégal), le 9 mai 2016.

La scène a failli provoquer une crise diplomatique. Le 16 juillet, sous l’œil de militaires sénégalais, un bulldozer démolissait un pan du mur de clôture, surmonté de barbelés, d’un poste militaire gambien à Bulok, près de la frontière entre les deux pays. Banjul avait réagi en dénonçant un acte « profondément provocateur et inacceptable », tandis que Dakar pointait des « empiétements affectant son intégrité territoriale ».

L’échange, qui aurait pu s’envenimer, a finalement débouché sur une avancée : le 29 juillet, le Secrétariat permanent sénégalo-gambien, organe conjoint chargé de superviser les relations entre les deux pays d’Afrique de l’Ouest, a annoncé la finalisation d’un « accord définitif » pour clarifier le tracé d’une frontière commune.

Il suffit de regarder une carte pour saisir la singularité de cette frontière qui, sur 749 kilomètres, délimite la Gambie. A l’exception d’une mince bande côtière donnant sur l’océan Atlantique, le plus petit Etat continental africain est presque entièrement enclavé à l’intérieur du Sénégal et encadré, sur environ 300 kilomètres de profondeur, par deux lignes parallèles : d’abord rectilignes, elles suivent ensuite les méandres du fleuve Gambie, traversant plaines et forêts.

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