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Les animaux du Zoo de Granby sont nombreux à pouvoir eux aussi profiter des joies de l’hiver. Comme c’est le cas à chaque période des Fêtes, le Zoo a ouvert ses portes vendredi après une longue pause pour permettre aux visiteurs de profiter de l’endroit d’une autre façon, en attendant le retour de l’été.
Le Zoo l'hiver, c'est vraiment une expérience qui est magique. Personnellement, c'est ma saison préférée parce que c'est une expérience qui est beaucoup plus zen, qui est beaucoup plus contemplative. On est loin des foules et de la frénésie des vacances d'été , plaide la biologiste du Zoo de Granby, Julie Hébert.
Comme il s’agit d’un zoo nordique, plusieurs espèces sont visibles dans leur habitat naturel l’hiver. D’autres restent à l’intérieur dans un pavillon chauffé, mais demeurent visibles.

Les rhinocéros du Zoo de Granby sont visibles, même l'hiver. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sébastien Prieur
Par exemple, les girafes et les éléphants. On a vraiment un face-à-face spectaculaire avec eux. On les voit de beaucoup plus près que ce qu'on pourrait voir durant l'été , poursuit la porte-parole.
La neige est vraiment un écran spectaculaire pour notre faune. Voir un tigre dans la neige ou un léopard des neiges dans son environnement naturel, c'est extraordinaire.
À l’extérieur, plusieurs espèces sont très confortables par temps froid. Les macaques japonais, par exemple, tolèrent un mercure qui va descendre jusqu’à -15 degrés Celsius.
Sinon, quand il fait plus froid - on s'est levé avec un un solide -23 ce matin! - eh bien tout est fait pour que les animaux soient plus confortables, par exemple en donnant un accès intérieur/extérieur. L'animal, à ce moment-là, choisit où il veut se se situer. Et puis, on a aussi des radiants, des pierres chauffantes , énumère-t-elle.
La saison hivernale permet également de préparer l’été. « On a de belles nouveautés, notamment au niveau du parc aquatique, qui s'en viennent pour 2026. On est présentement en construction d'un nouvel attrait au parc aquatique », souligne Julie Hébert
Un zoo en mission
La pause automnale permet aussi aux professionnels du Zoo de Granby de poursuivre leur mission scientifique autrement. En novembre, le biologiste Louis Lazure s’est notamment envolé pour le Cameroun, un pays où le Zoo a tissé au fil du temps plusieurs partenariats.
Louis Lazure a entre autres pu constater que le projet d’installations de ruches autour des champs des agriculteurs de la région fonctionne bien pour améliorer les relations entre les éléphants des forêts et les populations locales.
« Naturellement les éléphants n'aiment pas les piqûres d'abeilles. En installant des ruches, on tient les éléphants éloignés des champs cultivés. Mais en même temps, les populations peuvent récolter le miel et le vendre et ça fait un revenu supplémentaire. C’est ce genre de solutions que développent nos experts », illustre la biologiste.
Les équipes en sont d’ailleurs à préparer les prochaines missions pour 2026. Il y en a une qui se prépare en Martinique pour la protection des chauves-souris et des tortues marines, probablement en avril ou mai 2026. Alors oui, on est toujours à pied d'oeuvre bien que le zoo soit fermé durant la saison morte , plaide-t-elle.
Des nouvelles de Zwalani
Par ailleurs, l’année 2025 a été marquée par le départ d’un gorille mâle du Zoo de Granby. Zwalani a quitté les Cantons-de-l’Est pour s’établir au Zoo de Toronto, où il cherche toujours à gagner sa place.

Zwalani, l'un des gorilles du Zoo de Granby, dans une photo prise par le photographe Bertrand Duhamel. (Photo d'archives)
Photo : Photo fournie / Bertrand Duhamel
Le but était de l’introduire graduellement parmi les femelles pour la reproduction et la préservation de cette espèce menacée.
« [Les employés] ont procédé il y a plusieurs semaines à l'introduction directe, mais il y a quand même eu quelques alternations. Ils ont donc décidé de prendre un pas de recul et de recommencer à travailler l’introduction étape par étape », décrit Julie Hébert.
Ils font bien les choses à Toronto. Éventuellement, je suis certaine qu'on va avoir de très bonnes nouvelles, espère la biologiste.


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