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Le présentateur des «Grandes Gueules» s’est agacé que sa chaîne ait été empêchée de retransmettre l’échange organisé par le Medef entre les sept principaux candidats.
Passer la publicité Passer la publicitéLes téléspectateurs s’attendaient à une joute verbale pour le premier débat de la présidentielle animé par Amélie Carrouër et organisé ce jeudi 27 août par le Medef, mais c’était sans compter sur la bagarre en coulisse des diffuseurs.
En effet, LCI et le Medef avaient conclu un accord en amont. La chaîne d’informations du groupe TF1 devait avoir l’exclusivité de la diffusion de l’échange entre les sept principaux candidats à la présidentielle. Or, surprise hier en fin d’après-midi, le débat était aussi visible sur BFMTV, au moins quelques minutes jusqu’à la coupure du son de la retransmission. Une prise de décision assumée par le Medef et LCI pour «empêcher une diffusion qui n’était pas autorisée», comme l’a déclaré l’organisation patronale à l’AFP. En réponse, la chaîne BFMTV a assuré dans un communiqué qu’elle avait déployé «en toute transparence avec l’organisateur» son dispositif de captation «afin de retransmettre des séquences du débat entrecoupées de retours et d’analyses en plateau».
Les équipes de BFM étaient accréditées par le Medef
Olivier Truchot sur X«Un débat qui a été privatisé en partie par une chaîne d’informations cela pose problème», estime ce matin dans «Les Grandes Gueules» Olivier Truchot avant d’argumenter : «Parce que cela pose la question du droit à l’information». «C’était un débat qui était important, d’abord parce que c’était le premier des candidats et malheureusement il y a eu un mauvais deal à mon avis qui empêchait plus de téléspectateurs de voir le débat», ajoute-t-il en direct sur RMC Story.
«Il va falloir quand même que pendant cette campagne, tout le monde puisse voir les débats. C’est le rendez-vous le plus important de l’année», conclut le journaliste. La veille, c’est sur son compte X qu’il avait fait part de son mécontentement. «Le respect du droit à l’information est non négociable, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un événement aussi important qu’une élection présidentielle», avait-il posté niant au passage les accusations de «piratage» de sa chaîne. «Les équipes de BFM étaient accréditées par le Medef, nos caméras installées en toute transparence. Mais on nous a brutalement coupé le son», avait-il précisé ensuite.
Un avis partagé par d’autres confrères. Ce vendredi matin, en direct sur Europe 1 et CNews, le journaliste et animateur Eliot Deval a déploré «qu’un débat de cette nature, que l’on peut qualifier d’utilité publique, n’ait pas été retransmis sur l’ensemble des chaînes d’info : franceinfo, BFMTV, CNews et aussi bien sûr LCI».


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