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Le Réseau des sans-abri de Sudbury souligne ses 20 ans de lutte contre l’itinérance

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Le Réseau des sans-abri de Sudbury et ses partenaires communautaires se sont réunis vendredi pour souligner vingt ans d’engagement.

Malgré une volonté constante d’appuyer des personnes en situation précaire, le Réseau des sans-abri fait face à de gros défis.

Le contexte d’itinérance a beaucoup changé selon les acteurs du milieu, près de 20 ans après la création du regroupement de cinq organismes communautaires en 2007.

Cathy Beaupré, intervenante de proximité depuis environ 9 ans, observe une hausse de campements de sans-abri dans la région. Selon elle, cela est lié à l'augmentation du coût de la vie.

Autrefois, les personnes recevant l’aide financière d’Ontario au travail ou du programme ontarien de soutien aux personnes handicapées pouvaient se payer une chambre ou un appartement. Aujourd’hui, leurs prestations pour besoins essentiels et pour le logement ne leur permettent même plus de se louer un appartement, dit-elle.

D’après Mme Beaupré, la pandémie de la COVID-19 a mené à plusieurs changements de tendances de toxicomanie dans le centre-ville de Sudbury.

Quand j’ai commencé, nous ne voyions jamais de personne touchée par des empoisonnements par la drogue, il s'agissait principalement de consommation d'alcool, explique-t-elle, en précisant que l’accès au logement lié aux mesures sanitaires de la pandémie était réduit.

Jolie Grégoire, œuvre dans le milieu depuis 5 ans. Fournir de l’aide aux gens en situation précaire est enrichissant pour elle.

Mme Grégoire pense qu'il est nécessaire d'avoir davantage d’établissements de réadaptation.

Nous avons besoin de beaucoup plus de centres de réadaptation, et de logements avec soutien. Quand les gens sortent de leur parcours de désintoxication, ils peuvent être hébergés dans un appartement offrant des services d’accompagnement, explique-t-elle.

Des réussites pour le Réseau, mais aussi des épreuves

D’après les données fournies par le Réseau des sans-abri, l’équipe aurait réussi à héberger environ 1000 personnes depuis 2007.

Raymond Landry, coordonnateur de logements au Centre de santé communautaire du Grand Sudbury et coordonnateur du Réseau des sans-abri, souligne cet achèvement.

Portrait de Raymond Landry dans un parc.

Raymond Landry, coordonnateur du Réseau des sans-abri du Grand Sudbury. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Maxime Beauchemin

Toutefois, il précise que l’accès au logement s'est restreint au cours des dernières années.

C'est sûr qu'il y a eu un ralentissement dans les 5 dernières années. Depuis la pandémie ou le prix du logement, le revenu, et les gens ne vont pas dans la même direction. Donc c'est beaucoup plus corsé ces jours-ci à aider les gens à se trouver un appartement, indique-t-il.

D’après lui, le gouvernement fédéral devrait investir de manière ciblée dans l’hébergement communautaire.

C'est bien d'aider toute la population à pouvoir s'acheter une maison, se bâtir une maison ou des blocs d'immeubles, mais il faut aussi ne pas oublier ceux qui sont les plus en besoin, souligne-t-il.

La solution au sans-abrisme, c’est le logement

Denis Constantineau, directeur général du Centre de santé communautaire du Grand Sudbury, estime que l’accès au logement constitue la solution principale à l’itinérance.

Un homme qui porte des lunettes.

Le directeur général du Centre de santé communautaire du Grand Sudbury, Denis Constantineau. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

La solution au sans-abrisme, c'est le logement, a-t-il affirmé à l’émission le matin du Nord.

L'objectif c'est de loger les gens, puis de leur permettre d'adresser les autres composantes de leur vie, les autres éléments qui ont besoin d'attention.

Il estime lui aussi que d’importants investissements gouvernementaux doivent être réalisés pour faire face aux enjeux en vigueur.

Pour les prochaines années, les organismes continuent de répondre aux besoins essentiels des personnes en situation d’itinérance.

Si on peut loger les gens à partir du modèle : logement d'abord, qui veut dire miser sur un logement avant tout et ensuite les appuyer à s'entraider une fois logés, avec l'appui des professionnels et d'autres services spécialisés, on peut voir les grands succès à long terme, conclut Raymond Landry.

Avec les informations de Marie-Josée Charrier et d’Éric Robitaille

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