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Le rappeur Samian en spectacle dans trois écoles de l’Abitibi-Témiscamingue

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Des élèves d’Amos, Malartic et Val-d’Or reçoivent cette semaine la visite du rappeur Samian, originaire de Pikogan. À l’initiative du festival Le Festif! de Baie-Saint-Paul et de son projet « Le Festif! à l’École », les élèves ont droit à un spectacle suivi d’une séance de questions.

Séparés en quatre groupes qui se sont succédé tout l’avant-midi, les élèves de l’école Sacré-Coeur/St-Viateur d’Amos ont pu entendre des chansons comme La Paix des braves, Tshinanu ou Enfant de la Terre.

Samian participe au Festif! à l’École depuis maintenant quatre ans, une initiative qu’il apprécie beaucoup. Tu as 80 spectacles par année qui se déplacent dans les écoles dans toutes les régions du Québec pour initier les enfants, les étudiants du niveau maternel jusqu'au secondaire 5, pour les initier à venir voir des shows en fait. Mais là, c'est l'inverse, c'est les shows qui viennent à eux.

Réunis dans le gymnase de l'école, les élèves de deuxième et sixième année se lèvent et dansent sur les chansons de Samian. Certains élèves de sixième année le connaissaient un peu, ayant chanté une de ses chansons dans cette école à vocation musicale.

Maëlle et Joseph posent côte à côte dans leur local de musique.

Maëlle Guertin et Joseph Larivière, élèves de sixième année, avaient déjà chanté une chanson de Samian dans cette école à vocation musicale.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

C’est le cas de Maëlle Guertin et Joseph Larivière, qui ont bien apprécié leur rencontre avec le rappeur. C’est agréable qu’ils nous fassent découvrir des nouvelles personnes qu’on ne connaît pas nécessairement, souligne Maëlle Guertin.

Je trouve ça le fun, il ne connaissait pas tant la musique au début, et c’est son prof qui lui a dit qu’il pouvait faire ça. C’était le fun, on pouvait participer. On sait qu’il vient d’ici, alors c’est quand même un privilège, ajoute Joseph Larivière.

Les élèves de deuxième année ont surtout apprécié ce moment de défoulement, où tout le monde a pu danser et lâcher son fou. Victor-Hugo Cossette, Charlie Trottier et Floralie Lemerise-Defoy ont tous passé un beau moment. C’était vraiment intéressant, et j’ai appris des nouvelles langues, souligne Charlie Trottier.

Les trois enfants sont assis côte à côte dans leur local de musique.

Victor-Hugo Cossette, Charlie Trottier et Floralie Lemerise-Defoy ont beaucoup aimé danser sur la musique de Samian.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Une séance de questions a aussi permis de beaux échanges entre le musicien de Pikogan et les élèves d'Amos, raconte Samian.

Il y en a un ce matin qui a dit :"Tu as chanté en langue anishnabe et on ne comprend rien". Ç'a amené une discussion extrêmement riche en leur expliquant que ma grand-mère, quand elle est arrivée ici, à Amos au pensionnat de Saint-Marc, elle c'était l'inverse. Ça met les choses en perspective sur comment on a appris le français, souligne-t-il.

Samian pose devant le tableau dans le local de musique d'une école primaire.

Comédien, animateur et rappeur, Samian était de retour à Amos, où il a passé une bonne partie de son enfance, pour des spectacles dans le cadre du Festif! à l'École.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Décrocheur scolaire, Samian a fini son parcours à l’école des adultes d’Amos, où il a d’ailleurs consolidé son amour pour la poésie, qui l’a mené à devenir artiste. Il a souvent hésité à parler de décrochage avec les élèves, mais il croit qu’il peut donner l’exemple.

Nos parcours scolaires ne sont pas linéaires. Même si on a des difficultés à l’école, il y a toujours des gens dans notre parcours scolaire qui vont nous aider à trouver notre voie. L’aspect musical, le pourquoi j’ai commencé à faire de la musique, s’est fait sur les bancs d’école, témoigne-t-il.

Le fait d’avoir échoué un examen de français parce que, académiquement, il n’était pas adéquat, mais d’avoir fait carrière en musique parce que le même texte était adapté pour qu’on développe des forces ailleurs… l’école c’est aussi ça.

Après ce passage à Amos, Samian poursuivra sa route vers Malartic mercredi et Val-d’Or jeudi, afin d’aller rencontrer d’autres élèves, leur faire découvrir sa musique, son histoire et celle de son peuple.

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