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Par Audrey Garric
Publié aujourd’hui à 06h15, modifié à 10h03Article réservé aux abonnés
ReportageTrois sites, dont l’un serait consacré à l’univers des mangas, pourraient voir le jour dans le Val-d’Oise, près de Paris. Avec 6 milliards d’euros d’investissement et 22 000 emplois annoncés, le projet suscite autant d’espoirs économiques que de craintes au sujet de l’environnement, du logement ou des transports.
Il faut s’enfoncer dans l’épais bois, enchevêtrement de chênes, de hêtres et de frênes. Une fois poussés branchages et ronces, le chemin goudronné débouche sur un lac, autrefois dominé par l’immense statue de Gargantua, le personnage de Rabelais. A Courdimanche (Val-d’Oise) ne subsistent que quelques vestiges de Mirapolis, l’ancien parc d’attractions consacré aux contes et légendes français, ouvert de 1987 à 1991. Un chapiteau, un barrage… A l’entrée, la grille est toujours ornée d’éléphants aux couleurs pastel défraîchies. Les anciennes caisses, taguées, portent encore un petit écriteau : « Fermé. »
Difficile d’imaginer que, sur cette friche laissée à la nature, mais aussi jonchée de déchets, pourraient bientôt s’implanter trois parcs d’attractions financés par l’Arabie saoudite. L’annonce a été officialisée lundi 24 août par Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman. Très peu d’informations ont filtré au sujet du protocole d’accord, sinon quelques chiffres qui ont permis au président français de qualifier le projet de « hors norme » : 6 milliards d’euros d’investissement et 22 000 créations d’emplois.
L’un des sites devrait être consacré aux mangas. La région Ile-de-France avait évoqué un parc autour de Dragon Ball Z, mais Qiddiya Investment Company, l’investisseur saoudien, n’en possède pas encore la licence. Aucun calendrier officiel n’a été annoncé. « De huit à dix ans, ça paraît être un bon ordre de grandeur », avance Jean-Paul Jeandon, président de la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, dont fait partie Courdimanche, et maire (Parti socialiste) de Cergy. Informé depuis quinze mois, l’élu dit avoir signé deux accords de confidentialité.
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