NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dans le cadre du Projet Saint-Laurent, six diffuseurs culturels en bordure du fleuve unissent leurs forces afin de faire rayonner auprès du public cinq artistes en émergence de la chanson québécoise : Alphonse Bisaillon, Sandra Contour, Jeanne Côté, Héron et Vendou.
Chacun jouira d’une résidence de création, respectivement au théâtre Petit-Champlain et au Vieux Bureau de poste, dans la capitale nationale ; au Village en chanson de Petite-Vallée, en Gaspésie ; au Café culturel de la Chasse-galerie, dans Lanaudière ; au Vieux Théâtre de Saint-Fabien, dans le Bas-Saint-Laurent ; ainsi qu’à Diffusion Hector-Charland, dans Lanaudière, en plus d’une tournée dans ces salles.
« Ils méritent d’aller à la rencontre d’un public beaucoup plus grand, dit en entrevue par visioconférence Evelyne Chagnon, directrice générale de Diffusion Hector-Charland. C’est une invitation à découvrir des artistes de chez nous. »
Des artistes qui viennent d’horizons variés et au bagage déjà substantiel qui reflètent la vitalité et la richesse de la chanson d’aujourd’hui — à l’instar d’Ivan Boivin-Flamand, de oui merci, de Charlotte Rousseau, de Soucy et de Tamara Weber, qui ont inauguré le Projet Saint-Laurent en 2024-2025.
« C’est un appel à la curiosité », renchérit depuis la Gaspésie Alan Côté, directeur du Festival en chanson de Petite-Vallée et l’un des concepteurs de ce projet coopératif ayant vu le jour grâce au programme d’aide aux initiatives structurantes en circulation d’œuvres de la relève du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ).
« Le Projet nourrit autant l’artiste, autant le diffuseur, autant le public », affirme sa collègue, reconnaissante que le CALQ ait appuyé leur démarche. « On ne pourrait pas offrir quelque chose d’aussi intégré s’il n’avait pas été là. »
Étoffer son art
Scénographie, mouvement, éclairage, etc. : la résidence est l’occasion pour les artistes d’étoffer certaines facettes de leur projet, « pour que leur proposition soit encore plus alléchante », indique Alan.
Héron, le projet folk imprégné de musique traditionnelle d’Henri Kinkead, du duo portant son patronyme, vouera sa résidence dans le Bas-Saint-Laurent à la recherche auprès de passeurs de traditions de la région. « On s’en va comprendre la passation des savoirs dans le folklore, s’en imprégner, et vivre ça en gang, explique-t-il dans un bar de la Petite Italie, à Montréal. Il y aura du conte, même de la gigue. »
À ses côtés, Mathilde Joncas, chanteuse du quintette oui merci, qui sortira le 6 février son second album, La distance n’est pas vraiment là, se souvient de sa résidence, symbolique, au théâtre Hector-Charland, à L’Assomption… ville d’origine du groupe, et salle où elle a partagé la scène pour la première fois au secondaire avec Marc-Antoine Lavallée et Gabriel Couture, qui deviendront respectivement guitariste et batteur de oui merci.
Grâce au Projet Saint-Laurent, la formation, qui s’autoproduit, a pu jouer dans des villes où elle n’aurait pas forcément eu les moyens de le faire, coût d’hébergement et de transport oblige. « Ça nous a permis d’explorer des régions et de nous exposer au monde », se réjouit Mathilde, qui, en solo, revêt le nom de Jonquille.
Unir les forces
Le Projet Saint-Laurent, dont la fructueuse coopération est saluée aux prix RIDEAU cette année, constitue une rare occasion pour des diffuseurs disséminés sur le territoire, aux réalités distinctes, de partager leurs expériences et leur expertise, de renforcer leurs liens, en plus de ceux avec les artistes. « Ça donne la chance de jaser avec des diffuseurs qui contribuent à garder la scène musicale francophone vivante, à faire voir des propositions différentes », souligne Henri Kinkead.
« On apprend de la réalité de chacun, on se donne des outils communs pour contribuer à la découvrabilité des artistes, l’enjeu en ce moment, explique Evelyne Chagnon. Chaque artiste a des moyens très limités pour développer sa carrière. On unit nos forces pour maximiser la rencontre entre l’artiste et les spectateurs. »
D’autant qu’« amener les gens à découvrir des artistes en salle, c’est tough, et c’est pire depuis la pandémie, rappelle Alan Côté. Mais ne vous privez pas de faire partie de la vie, d’être en contact avec le vrai monde ! lance-t-il avec cœur. On est tout le temps entourés d’outils [technologiques], mais les outils des artistes, c’est leur voix, leur corps. »
Sa complice, qui compte parmi ses plus beaux souvenirs de concert ceux où elle a découvert des artistes à leurs balbutiements, invite le public à s’y prêter et à ainsi risquer… de vivre un beau moment « dans de superbes salles bien équipées, chaleureuses », alliées du Projet Saint-Laurent.
Les dates de résidences du Projet Saint-Laurent seront annoncées au cours des prochaines semaines. Consultez les sites Web des six diffuseurs partenaires pour les connaître.


5 month_ago
20
























.jpg)






French (CA)