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Il faudra attendre encore au moins six mois avant que le projet minier de Dumont Nickel se mette en branle, à Launay. D’abord prévu cet hiver, le début de l’ingénierie détaillée du projet a été repoussé à cet automne.
Ces délais s’expliquent par la difficulté de l’entreprise à obtenir toutes les confirmations nécessaires avant la pause des Fêtes.
On a travaillé fort avant la période de Noël pour obtenir les dernières confirmations de financement, mais on n’a pas été capable de les obtenir à temps. Pour notre projet, il est important de suivre les saisons. Il faut commencer les travaux en hiver. On a donc perdu une partie de l’année, confirme François Vézina, chef de l’exploitation chez Dumont Nickel.

François Vézina lors de la présentation de la mise à jour du projet Dumont Nickel aux citoyens de Launay présents à la rencontre du 25 novembre. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Le gouvernement du Québec a déjà confirmé sa participation, par le biais d’une lettre d’intérêt, l’automne dernier. Mais les promoteurs doivent finaliser une entente d’approvisionnement garanti et souhaitent obtenir aussi la participation d’Ottawa avant de lancer ce projet d’envergure.
C’est un projet de 1,2 milliard de dollars. On ne peut pas juste aller à la banque du coin. Il y a beaucoup de travail à faire. Mais on reste convaincu que le projet ira de l’avant.
C’est pourquoi l’ingénierie détaillée a été repoussée d’au moins six mois. On parle d’un investissement d’environ 100 M$. Il s’agit d’une étape cruciale qui lancera officiellement le projet de construction.
Si je fais une analogie, c'est comme quelqu'un qui veut construire une maison, puis qui va voir un architecte, il faut avoir des plans. C'est la même chose pour un projet de cette envergure. On peut faire certains travaux qui ne demandent pas d'avoir tous les plans, mais il faut avoir des plans quand on parle des infrastructures, de toute la gestion de l'eau et ainsi de suite, explique M. Vézina.
Des infrastructures en 2028
Dumont Nickel serait alors en mesure de lancer les travaux sur le terrain à l’hiver 2027.
Les travaux se poursuivront tout l’été 2027. Les premières infrastructures pourraient prendre forme à l’été 2028. Il y a beaucoup de travail préparatoire à faire sur le terrain, c’est quand même un grand site, explique François Vézina.

Cette maquette illustre le site de la future mine à ciel ouvert Dumont, entre Launay et Trécesson. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
La construction de la mine devrait s’étendre sur environ 2 ans et demi. L’entreprise pourra alors lancer les étapes de phasage, la préproduction, puis, éventuellement, entrer en production.
Mais ces nouveaux délais n’inquiètent pas les promoteurs, qui n’ont jamais été si près du but.
Une de nos embûches qu'on a frappées, c'est le ralentissement du marché du véhicule électrique, avec l'élection du président américain qui a eu d'autres priorités. C'est ça qui nous a réellement impactés. Mais on est très fiers, tout le groupe, toute l'équipe, ici, à Dumont Nickel, on a pu recadrer le projet et trouver de nouveaux clients pour notre nickel. C'est ça qu'on souhaite annoncer dans un avenir rapproché, affirme François Vézina.
Dumont Nickel compte une trentaine d’employés. La phase de construction nécessitera jusqu’à 1200 travailleurs, alors que la mine fera travailler environ 500 personnes pendant 47 ans.


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