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Le prochain spectacle des productions de la 42 rue, la compagnie théâtrale musicale Trifluvienne, s'intitule The Prom. La pièce sera présentée à la salle Anaïs-Allard-Rousseau du 10 au 12 juillet.
La pièce s’adresse à tous les groupes d’âge.
La coordinatrice de Production de la 42e rue, Manon Carrier, décrit The Prom comme une comédie musicale d'abord très réjouissante, dynamique et énergisante. L’histoire met en scène quatre artistes de Broadway, donc d’un quartier de New York, qui font face à des mauvaises critiques artistiques, puisque certains les jugent vieux et narcissiques.
Pour redorer leur image publique, les artistes partent à la recherche d’une cause à défendre. Ils la trouvent en décidant de défendre une jeune femme en Indiana, un État américain. Les artistes y rencontrent Emma, une jeune femme lesbienne, qui désire être accompagnée de son amoureuse à son bal des finissants.

Les Productions de la 42e Rue ont présenté la comédie musicale Blonde et légale, l'an dernier (Photo d'archives).
Photo : Jérémy Carrier-Lévesque
Toutefois, il en est hors de question pour le comité de parents du bal, qui décident d’annuler la tenue de l'évènement en raison de la posture de la jeune femme homosexuelle.
Les artistes décident de se porter au secours de cette jeune fille [...] c'est un sujet qui les touchent directement, ils arrivent donc avec leurs paillettes et leur numéros époustouflants pour essayer de sauver la belle Emma et lui permettre d'aller à son bal. Au début, c'est une quête vraiment très narcissique [...] mais ça devient vite une aventure très sincère et très humaine. Il se prennent à leur propre jeu, ils veulent vraiment qu’Emma aille à son bal , explique Manon Carrier, au micro de Toujours le Matin.
Pour sa quête d’inspiration, Manon Carrier, qui est aussi dramaturge, explique qu’elle souhaite construire une œuvre drôle, qui va nous stimuler pendant toute la saison, soit qui ne nous tanne pas après un mois de répétition, quelque chose qui va nous tenir allumer.
Des productions onéreuses
Les doléances du milieu culturel à l’égard d’un sous-financement en culture de la part du gouvernement québécois pullulent depuis les dernières années. Manon Carrier se retrouve dans la même situation, elle qui rappelle que monter une comédie musicale est un acte dispendieux.
On a des productions qui coûtent chères, on a vraiment des gros budgets, juste les droits, c'est autour de 3000 dollars américains. Donc déjà le budget est pas mal amputé-là. Juste les costumes, plus on a des costumes, on se lance dans un spectacle où il faut que ça brille, faut que ce soit éclatant, donc beaucoup d'achats à faire alors oui, ça coûte cher.
Les musiciens et les chanteurs, soit tout le monde dans notre troupe, est bénévole, explique Mme Carrier. Tout le monde travaille pour le plaisir de faire partie du groupe. On a les moyens de nos ambitions jusqu’ici, parce qu’on vend nos billets, on a des gens qui nous aident à avoir l'argent nécessaire.
D'après les informations de Toujours le Matin


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