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France 04/07/2026 17:14 Actualisé le 04/07/2026 17:25
La ministre de la Santé a communiqué ce samedi sur le cas du médecin humanitaire arrivé en France le 23 juin en provenance de la République Démocratique du Congo.

HENRIQUE CAMPOS / Hans Lucas via AFP
La ministre de la Santé Stephanie Rist, ici quittant le palais de l’Élysée, à Paris, le 24 juin 2026.
La bonne nouvelle a été annoncée par la ministre de la Santé ce samedi 4 juillet. Le premier cas d’Ebola identifié sur le territoire français est « guéri » et « sorti de l’hôpital », a déclaré Stéphanie Rist dans un communiqué transmis à l’AFP.
Ce médecin humanitaire, arrivé en France le 23 juin en provenance de la République Démocratique du Congo (RDC), actuellement confrontée à une importante épidémie du virus, « est sorti aujourd’hui de l’établissement de santé où il était pris en charge », a ajouté la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.
« Resté peu symptomatique », il a fait l’objet « d’une prise en charge médicale et d’un suivi strict » et a pu « regagner son domicile en toute sécurité », a-t-elle précisé.
Ce médecin travaillant pour l’ONG humanitaire Alima, avait embarqué sur un vol depuis Kinshasa sans symptômes, à part des maux de tête, mais son état s’était légèrement dégradé lors du trajet. Il avait été isolé dès son arrivée à l’aéroport à Paris puis transporté à l’hôpital à l’« isolement ».
« Resté très peu symptomatique », il a fait l’objet « d’une prise en charge médicale et d’un suivi strict, dans le plein respect des protocoles sanitaires », a également indiqué la ministre, saluant « la solidité de notre système de surveillance, d’isolement et de réponse face aux risques sanitaires exceptionnels ».
Cinq personnes ayant été contact avec ce patient lors du vol avaient été identifiées et placées à l’isolement à domicile pour une période de 21 jours.
Une souche rare du virus, dite Bundibugyo
Le cas français avait été le premier identifié hors du continent africain pour cette épidémie qui frappe aussi l’Ouganda et met en jeu une souche rare du virus, dite Bundibugyo, contre lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique.
C’était également la première fois qu’un cas d’Ebola, qui se traduit par une fièvre hémorragique très souvent meurtrière, avait été diagnostiqué en France.
En 2014, lors d’une importante épidémie en Afrique de l’Ouest, deux patients avaient été accueillis sur le territoire français, mais après avoir été diagnostiqués à l’étranger.
Les experts en santé publique estiment largement que le risque de transmission de l’épidémie reste faible à travers le monde, en raison du caractère relativement peu contagieux du virus Ebola.
En RDC, l’épidémie d’Ebola, qui a fait au moins 452 morts selon un dernier bilan au 3 juillet, continue à s’étendre avec un cas récemment confirmé à Kisangani, la grande ville du nord-est située à près de 600 km du foyer de la crise.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a déclenché une alerte sanitaire internationale, a annoncé cette semaine le début d’un essai clinique pour tenter de mettre au point un traitement.


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