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Le PQ ne veut pas interdire le hidjab en public

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Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a voulu dissiper lundi la confusion semée la veille à l’émission Tout le monde en parle : il n’a pas pour but d’interdire le port du voile en public.

« Il n’y a aucune raison ni aucune intention du côté du Parti québécois d’interdire dans l’ensemble de l’espace public les signes religieux », a-t-il précisé depuis Ulverton, en Estrie, où il faisait une annonce sur les ressources policières.

Dimanche soir, dans un questionnaire-éclair à Tout le monde en parle, l’aspirant premier ministre avait évité de se prononcer « pour » ou « contre » l’idée de bannir le port du hidjab dans la sphère publique. Relancé à ce sujet lundi, il a indiqué que sa non-réponse s’expliquait par le fait qu’il n’avait pas saisi toutes les nuances de la question de l’animateur, Guy A. Lepage.

En matinée, la solidaire Ruba Ghazal a dit « espérer » qu’il avait « hésité, mais qu’il considère maintenant que les femmes sont libres de porter ce qu’elles veulent ». En réponse aux questions des journalistes, « PSPP » a dit juger une telle mesure « non-nécessaire ».

« La question qu’on doit toujours se poser, c’est : “pour atteindre l’objectif d’une société paisible où tout le monde conserve sa confiance dans nos institutions, est-ce qu’une telle restriction est nécessaire ou pas ?” » a-t-il demandé à voix haute, lundi.

« René Lévesque parlait souvent de ça. Il y a une volonté de s’organiser collectivement pour assurer une société paisible. [Mais] ça vient toujours aussi avec l’autre pôle, qui est la liberté individuelle », a-t-il ajouté.

Dimanche après-midi, M. St-Pierre Plamondon avait d’ailleurs effectué une annonce en matière de laïcité à Granby. Il s’engage à mettre fin au port de signes religieux par les élèves du primaire et se dit en faveur de l’interdiction imposée aux parents bénévoles en contexte scolaire.

« Pédale au plancher »

À environ une semaine du vote, le chef péquiste s’est réveillé aux aurores lundi avec une bonne nouvelle: le sondage Synopsys-La Presse le place aux portes de la majorité, avec 30 % des appuis. L’option référendaire du « Oui » est toutefois moins populaire que jamais dans cette campagne, à 29 %.

Pire encore, même chez les indépendantistes, peu croient que Paul St-Pierre Plamondon réalisera son rêve de faire un pays. D’après cette même enquête d’opinion publique, 14 % des Québécois à peine croient à une victoire de l’option du « Oui » lors d’une éventuelle consultation populaire.

Deux autres sondages, signés par les firmes Pallas Data et Léger, placent le PQ à 30 % des intentions de vote, avec la Coalition avenir Québec au quatrième rang dans ce dernier.

Depuis la circonscription de Richmond, où son candidat Bernard Sévigny lutte férocement avec le candidat caquiste Guillaume Rousseau, le chef péquiste a dit vouloir garder « la pédale au plancher » à sept jours du scrutin. Le but : convaincre ceux qui sont toujours indécis de l’appuyer.

« On va être très actif dans des comtés qu’on pense qu’on a une bonne chance de gagner, mais [où] c’est peut-être serré », a-t-il souligné avant de mettre le cap vers la circonscription de Mégantic, un pivot dont la couleur est encore très difficile à établir.

Avec environ trois appuis sur dix, « tout ce qu’on peut faire au Parti québécois en ce moment, c’est essayer de convaincre les gens de nous donner leur appui », a renchéri M. St-Pierre Plamondon.

« On a besoin de cet appui-là pour avoir le plus de légitimité, mais aussi avoir la possibilité de remplir nos engagements », a-t-il dit, en précisant « ne […] pas s’attendre non plus à avoir huit électeurs sur dix » le 5 octobre. « Ça n’arrivera pas. »

À Ulverton, Paul St-Pierre Plamondon a promis d’ajouter 800 nouveaux policiers et 100 nouveaux travailleurs sociaux « pour intégrer les équipes mixtes sur le terrain ». Il souhaite également « interdire les injures envers les corps policiers » en s’inspirant d’un règlement adopté il y a à peine une semaine par la Ville de Montréal.

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