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Malgré quelques perturbations, le Parti Québécois de l'Université Laval dresse un bilan positif de sa conférence sur la nation québécoise présentée jeudi sur le campus.
En raison de critiques formulées sur les réseaux sociaux, la sécurité avait été augmentée et l'évènement déplacé au pavillon Desjardins de l'Université.
Le collectif Féministes en mouvement et le Regroupement des étudiantes et étudiants en sociologie à l'Université Laval demandaient notamment l’annulation de l’évènement présenté par trois panélistes : le député péquiste d'Arthabaska Alex Boissaunault, le chroniqueur Benjamin Tremblay et l'auteur Étienne-Alexandre Beauregard.
Selon les deux associations, l'évènement réunissait trois invités masculins associés à des idées réactionnaires sur le droit des femmes, l'immigration et, plus largement, sur des valeurs que nous considérons contraires à l'inclusion dans notre communauté universitaire.
Ça s'est super bien passé. Je pense qu'il y a eu quelques perturbations, mais le gros des opposants qui étaient présents, ils se sont exprimés de façon respectueuse, a réagi Étienne Tousignant-Dufour, président sortant du Parti Québécois de l'Université Laval.

Étienne Tousignant-Dufour, président sortant du Parti Québécois de l'Université Laval.
Photo : Radio-Canada
Une personne a été expulsée et une autre a été accompagnée vers la sortie. Plusieurs autres portaient des affiches pour s'opposer à l'évènement. Ils avaient des affiches, c'est très bien, ils ont pu poser les questions et la conférence a pu avoir lieu sans qu'on soit trop perturbé, ajoute Étienne Tousignant-Dufour.

Un homme a été accompagné vers la sortie après avoir formulé des critiques envers les panélistes.
Photo : Radio-Canada
Dans le contexte, j'ai trouvé que ça c'est bien passé, a pour sa part ajouté le député Alex Boissonneault. Il y a eu des gens qui ont exprimé leur frustration. Évidemment, je déplore qu'ils l'aient fait sans écouter et en interrompant les gens qui avaient à peine commencé à parler, ajoute le péquiste.
Je pense que, sur le fond, il n'y a eu aucun propos stigmatisant, aucun propos haineux, loin de là. Une discussion constructive où on ne s'entendait pas toujours, mais où on apprenait, où on était amené à réfléchir, conclut le député.
Un discours qui vient briser la cohésion sociale
En plus des étudiants, des citoyens s'étaient déplacés pour démontrer leur opposition à l'évènement. Le discours qui est porté, c'est un discours qui vient briser la cohésion de la société, qui vient exclure des personnes, a expliqué Naélie Bouchard-Sylvain.
Qu'est-ce que j'aurais aimé? Qu'on ne tolère pas que ce soit fait, des discours qui visent les immigrants, qui visent le corps des femmes. Il y a des personnes qui sont anti-choix, qui viennent parler alors que ce sont des droits et qu'on s'est battu longtemps pour les avoir. Qu'on accepte que ce soit remis en question, c'est vraiment terrible, estime la citoyenne.


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