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Le chef de Repensons Lévis, Serge Bonin, quitte ses fonctions pour briguer l’investiture du Parti québécois (PQ) dans la circonscription des Chutes-de-la-Chaudière.
« Le Québec décide déjà de beaucoup de choses, mais pas de tout, a expliqué l’ancien conseiller du district de Saint-Étienne lors d’un point de presse empreint d’émotions, lundi, entouré par les quatre conseillers élus sous la bannière de son parti en novembre dernier. La vraie question, a ajouté M. Bonin, ce n’est pas si on décide, mais jusqu’où on accepte de ne pas décider. »
Il s’agit d’un retour au PQ pour Serge Bonin. En 2018, il avait défendu les couleurs du parti dans Chutes-de-la-Chaudière, mordant toutefois la poussière en récoltant 4055 votes, soit 9,4 % des suffrages. L’ancien chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Lévis a cependant gagné en notoriété depuis sa défaite il y a huit ans. Élu dans le district de Saint-Étienne, puis chef de Repensons Lévis en 2021, il a tenu tête pendant quatre ans au maire omnipotent Gilles Lehouillier, faisant croître sa formation dans les intentions de vote jusqu’à faire élire quatre conseillers et récolter 30 % des voix aux dernières municipales.
Serge Bonin a toutefois mordu la poussière en novembre dernier, s’inclinant par 7900 voix dans la lutte pour la mairie devant Steven Blaney, ancien ministre conservateur de Stephen Harper.
S’il remporte l’investiture péquiste, Serge Bonin est susceptible d’affronter cet automne Martine Biron, l’actuelle ministre de l’Enseignement supérieur. Cette dernière a indiqué du bout des lèvres qu’elle avait l’intention de se représenter aux prochaines élections générales.
« C’est plus oui que non », a-t-elle répondu aux questions des journalistes, la semaine dernière.
Le Parti québécois dans Chutes-de-la-Chaudière aura maille à partir avec le Parti conservateur. Selon l’agrégateur de sondages Québec 125, ce sont les troupes d’Éric Duhaime qui caracolent au sommet des intentions de vote dans cette circonscription, avec 30 % des suffrages. Le PQ est dans leur rétroviseur avec 27 % des voix, loin devant la Coalition avenir Québec et le Parti libéral, tous deux à 17 %.
La marge d’erreur de ces projections, toutefois, oscille entre 5 et 6 %.
Le Parti québécois a multiplié les annonces de candidature au cours des dernières semaines. Le pédiatre Yohann St-Pierre se présentera sous sa bannière dans Rimouski. La Dre Élodie Murphy-Gauthier portera ses couleurs dans Laviolette–Saint-Maurice. Dans la région de Québec, l’avocate en droit public Chloé Fauchon brigue l’investiture du parti dans Louis-Hébert, la circonscription représentée par Geneviève Guilbault depuis 2017.
À Montréal, l’ancien président du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal, Philippe Schnobb, tentera de se faire élire dans Sainte-Marie–Saint-Jacques. Younès Dadoun inscrira son nom sur les bulletins de vote d’Anjou–Louis-Riel et Adnane Najahi, lui, représentera le PQ dans Jeanne-Mance–Viger.
L’avocat spécialisé en immigration, Stéphane Handfield, brigue l’investiture dans Masson. Enfin, Sandra Hernandez quitte 15 ans passés à l’Organisation des Nations unies pour se porter candidate pour le PQ dans une circonscription qui demeure, jusqu’à maintenant, indéterminée.


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