NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le pont international Gordie-Howe, qui relie Windsor à Détroit, est « pratiquement achevé » depuis février. Or, un important procès contestant la décision du Canada de le construire pourrait ne pas être jugé avant 2027 ou 2028, selon une note d'information du gouvernement fédéral.
La note d'information datée du 17 février 2026, largement caviardée, a été préparée pour le ministre fédéral du Logement et de l’Infrastructure, Gregor Robertson, par son sous-ministre Paul Halucha.
Elle a été obtenue par CBC grâce à une demande d'accès à l'information.
La construction du GHIB [acronyme du pont international Gordie-Howe, en anglais] est pratiquement achevée. Les travaux restants comprennent la mise en service [caviardé] et les essais des systèmes critiques [caviardé]. L'ouverture pourrait avoir lieu [caviardé] sous réserve des certifications finales et de la préparation coordonnée des agences canadiennes et américaines, indique le document.
La note d’information a été rédigée une semaine après que le président américain Donald Trump a publiquement menacé de bloquer l’ouverture du pont. Dans son message sur son réseau, Truth Social, il a écrit que le Canada ne serait pas autorisé à aller de l’avant à moins que les États-Unis deviennent propriétaires, peut-être, de la moitié au moins de cet actif même si le pont a été construit et financé par le Canada.
Le document interne précise que le pont a fait l’objet de 22 recours judiciaires intentés par les propriétaires privés du pont Ambassador au cours des deux dernières décennies.
Le Canada a remporté 19 de ces batailles. Il n’en reste plus que trois, dont une qui, selon la décision d’un juge ontarien, sera jugée fin 2027 ou début 2028.

Le pont Ambassador ne sera plus le seul passage reliant Windsor et Détroit lorsque le pont Gordie-Howe ouvrira. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Maxime Beauchemin
Dans cette affaire, la Canadian Transit Company, exploitée par les propriétaires du pont Ambassador, affirme que, lorsque le Parlement a créé la société en 1921, celle-ci bénéficiait d’un droit implicite d’être protégée contre tout passage concurrent.
Selon la plainte, le Canada a porté atteinte à ce droit en construisant le pont international Gordie-Howe.
Le cabinet d’avocats représentant la Canada Transit Company dans cette affaire, Torys LLP, n’a pas répondu aux appels et aux courriels de CBC.
Le deuxième recours judiciaire est une demande d’arbitrage des propriétaires du pont, disant que le gouvernement canadien violait ses obligations dans le cadre de l’ALENA avec la construction du nouveau pont.
Le troisième est une affaire devant un tribunal de l’Ontario dans laquelle le fédéral conteste les revendications des propriétaires du pont Ambassador concernant des droits de franchise centenaires liés à l’exploitation du passage et à la construction d’un nouveau pont.
Infrastructure Canada, le ministère responsable du pont international Gordie-Howe, n’a pas répondu aux questions concernant les recours judiciaires en cours contre le pont.
Un processus complexe
Laurie Trautman, la directrice du Border Policy Research Institute à la Western Washington University de Bellingham, dans l’État de Washington, déclare que le pont international Gordie-Howe illustre la complexité économique et politique de la construction d’infrastructures transfrontalières majeures.
Je pense que cela nous montre que, même dans les meilleures circonstances, c'est un véritable défi, déclare-t-elle.
Et puis, dans les pires circonstances, ce qui est en quelque sorte le cas actuellement entre le Canada et les États-Unis, la situation devient assez pénible.
Mme Trautman qualifie l’intervention de M. Trump de plutôt bizarre, soulignant que le pont était pratiquement achevé et que toutes les autorisations importantes avaient déjà été obtenues.
Elle rappelle que le pont avait été construit pour améliorer les flux commerciaux et pour offrir une capacité supplémentaire dans un corridor longtemps dominé par un seul passage frontalier privé.
Les procédures douanières et les technologies mises en place, en particulier au poste douanier américain, devraient vraiment faciliter la circulation des camions et, espérons-le, éviter une partie des embouteillages qui se produisent actuellement, soutient-elle.

Selon Transports Canada, plus de 140 milliards de dollars de marchandises ont traversé le pont Ambassador en 2021. (Photo d'archives)
Photo : Reuters / Rebecca Cook
Selon Transports Canada, le pont Ambassador a traité plus de 140 milliards de dollars de commerce de marchandises en 2021, soit 390 millions de dollars par jour. Il s’agit du quart de toutes les exportations canadiennes par voie terrestre.
Les péages sur le nouveau pont devraient d’ailleurs s’élever à 8,75 $ US par essieu, contre 20 $ US par essieu sur le pont Ambassador.
L’ouverture du GHIB devrait avoir un impact significatif sur les flux de circulation dans le corridor Windsor-Détroit, avec une partie du trafic commercial et de passagers devant se déplacer vers le GHIB en raison de ses liaisons directes d’autoroute à autoroute et de ses infrastructures frontalières modernes, indique le document.
On a hâte que le pont ouvre
Nos membres ont hâte que le pont ouvre, maintient Stephen Lakowski, président de l'Ontario Trucking Association et de l’Alliance canadienne du camionnage.
Selon ses dires, les péages du pont Ambassador sont devenus si élevés que de nombreuses flottes canadiennes empruntent désormais le pont Blue Water, ce qui oblige les camions à destination de Détroit à faire un détour de 108 kilomètres depuis Port Huron, dans le Michigan, en passant par l'autoroute Interstate 97.
L'Ontario Trucking Association estime que le pont international Gordie-Howe permettrait à ses membres d'économiser entre 20 000 $ et 100 000 $ par flotte, par mois, grâce à la baisse des péages.
M. Lakowski ajoute que le nouveau pont international Gordie-Howe présente un intérêt logistique supérieur à celui du pont Ambassador, vieux d'un siècle, pour de nombreux transporteurs qui acheminent des marchandises entre des points de chargement et de déchargement situés en Ontario et au Michigan.
Il s'agit d'une infrastructure moderne offrant une liaison directe avec le réseau routier du Michigan. Ce serait une aubaine pour la chaîne d'approvisionnement canadienne.
Plus le projet est retardé, plus cela nous coûte cher, à nous et à la chaîne d’approvisionnement, lâche-t-il.
À quand l’ouverture?
Le pont international Gordie-Howe accuse un retard de deux ans par rapport à la date d'ouverture initialement prévue.
L’Autorité du pont Windsor-Détroit a indiqué que celui-ci ouvrirait au printemps. Infrastructure Canada, responsable de cette entité, n’a cependant pas donné de date précise.
L'équipe chargée du projet avance bien en vue d'une ouverture au printemps du pont international Gordie-Howe, qui constituera un lien économique essentiel entre les deux pays, a écrit Caleb Spassov, porte-parole d'Infrastructure Canada, dans un courriel.
Des mises à jour seront communiquées dès que de nouvelles informations seront disponibles.
Avec les informations de Colin Butler, de CBC


12 hour_ago
14



























.jpg)






French (CA)