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La PEI Energy Corporation s’apprête à remplacer les turbines retrouvées sur le plus vieux parc éolien de l’Île-du-Prince-Édouard, des travaux qui permettront de remplacer les éoliennes vieillissantes du site et d'augmenter sa capacité de production d’électricité.
Le parc éolien de North Cape était novateur lorsqu’il a été installé dans le nord-ouest de l’Île-du-Prince-Édouard au début des années 2000.
Pour l’ingénieur chargé des opérations du site, Blair Arsenault, le parc éolien de North Cape a été le pilier de l’énergie éolienne sur l’Île-du-Prince-Édouard depuis un quart de siècle.

Blair Arsenault est l’ingénieur chargé des opérations du parc éolien de North Cape, dans le nord-ouest de l'Île-du-Prince-Édouard.
Photo : Radio-Canada / Aaron Adetuyi
Les turbines commencent toutefois à montrer des signes de vieillissement en raison des pannes qui se multiplient, une réalité qui nuit à la production d’énergie du site.
Ça fait bientôt dix ans que je suis en poste et l’augmentation des mises à l’arrêt des turbines et les coûts pour leur réparation est évidente depuis quelques années comparativement au moment où j’ai commencé, explique-t-il.
Les turbines ont atteint la fin de leur vie utile et il faut commencer à penser à l’avenir et se demander ce que nous allons faire.
Le gouvernement provincial a récemment lancé un appel d’offres pour une étude d’impact environnemental visant à examiner les plans qui s’offrent pour la mise hors service des turbines et leur remplacement avec de nouveaux engins sur le même site.
Les 16 turbines du parc de North Cape ont été installées en deux phases, soit en 2001 et en 2003.
Selon M. Arsenault, les turbines produisent 33 gigawatt heures il y a une dizaine d’années, alors que leur production est aujourd’hui plutôt de l’ordre de 28 gigawatts heures en raison des mises à l’arrêt.
Des turbines plus grosses et plus efficaces
Bien que les nouvelles turbines qui remplaceront celles que l’on retrouve aujourd’hui à North Cape n’ont pas encore été choisies, M. Arsenault affirme qu’elles seront significativement plus grosses et plus puissantes.
Chaque éolienne a aujourd’hui une capacité de 0,66 mégawatt et un diamètre de 47 mètres. À titre comparatif, le plus récent parc éolien de la province, soit la phase deux du parc Eastern Kings dans le nord-est de l’Île-du-Prince-Édouard, a des turbines d’une capacité de 4,2 mégawatt et un diamètre de 138 mètres.

Les éoliennes du parc éolien Eastern Kings en 2023.
Photo : Radio-Canada
La technologie est beaucoup meilleure, explique Blair Arsenault.
Les nouvelles turbines sont conçues pour mieux résister aux tempêtes et au froid, dit-il. Par exemple, les éoliennes de North Cape peuvent fonctionner à -20 °C, des modèles plus récents peuvent tourner à -30 °C et réduisent graduellement leur performance jusqu’à -40 °C.
Elles sont aussi dotées d'ascenseurs, ce qui augmente l'efficacité de leur entretien, réduit le temps des mises à l’arrêt et facilite le travail des techniciens, explique-t-il.
Le nouveau parc éolien pourrait être mis en service d’ici 2029 ou 2030, espère M. Arsenault.
Une solution aux problèmes de capacité de production?
Le vice-président de la planification des activités et de l’approvisionnement en énergie chez Maritime Electric, Angus Orford, reconnaît qu’augmenter la production d’énergie éolienne permettra de mieux composer avec la demande croissante en électricité dans la province.

Angus Orford, vice-président de la planification corporative et de l’approvisionnement en énergie chez Maritime Electric, en entrevue le 12 mars 2026 à Charlottetown, à l'Île-du-Prince-Édouard.
Photo : CBC / Ken Linton
Or, ce n’est pas suffisant pour régler le problème de capacité de production, le principal défi auquel l’Île-du-Prince-Édouard est confrontée. Le problème vient du fait que l’énergie éolienne et solaire est intermittente, c’est-à-dire qu’elles produisent de l'électricité que quand les conditions météorologiques le permettent.
Le réseau électrique de la province dépend donc toujours de sources d’énergie, comme l’hydroélectricité, le mazout et le gaz naturel, puisqu’il est possible d’augmenter leur production lorsque la demande l'exige, affirme M. Orford.
Ça illustre bien la course à l’échelle de toute l’Amérique du Nord afin de sécuriser l’approvisionnement et la mise en place de capacité de production sur demande, dit-il.
D'après les informations de Thinh Nguyen, de CBC


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