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Les cours du pétrole s’affichent à nouveau en hausse mercredi, la circulation maritime continuant d’être paralysée dans le détroit d’Ormuz et le conflit au Moyen-Orient ne montrant aucun signe de désescalade prochaine.
Les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir le « contrôle total » du détroit d’Ormuz, point de passage clé pour le commerce mondial de pétrole à l’entrée du Golfe, dans un communiqué mercredi.
Le président américain Donald Trump avait déclaré mardi que la marine américaine pourrait escorter des pétroliers « si nécessaire » à travers le détroit devenu impraticable.
Après un bref plongeon des cours dans la foulée « le marché a rapidement conclu qu’organiser un convoi militaire était plus facile à dire qu’à faire », et les prix du brut continuent de monter mercredi, souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Vers 5 h 35 HNE, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 1,81 % à 82,87 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 1,09 % à 75,37 dollars.
Le blocage du détroit a déjà commencé à toucher la production de la région.
En Irak, les stocks s’accumulent « atteignant un stade critique », selon un document officiel consulté par l’AFP.
Résultat le pays « a arrêté une production équivalente à 450 000 barils par jour » or « il faut du temps pour rouvrir des champs une fois que la production a été interrompue », précise M. Rasmussen.
Selon lui, l’ouverture des réserves stratégiques aux États-Unis et dans le reste du monde, coordonnée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), aura lieu prochainement, ce qui limite la hausse des prix.
La veille, le président de l’AIE a d’ailleurs fait part d’une « réunion extraordinaire des pays membres » pour « répondre à d’éventuelles perturbations » sur les marchés du pétrole et du gaz.
La majorité des pays membres de l’organisation étant européens, le cours du gaz européen (bien plus volatil que ceux du pétrole) qui a bondi de plus de 65 % depuis le début de semaine se stabilise mercredi.
Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence du gaz naturel sur le Vieux Continent, perdait de 2,54 % à 52,91 euros le mégawattheure.
« La situation est instable et évolue à chaque instant », ajoute Tamas Varga, analyste chez PVM, avec pour enjeu principal la sécurité de la navigation via le détroit d’Ormuz.


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