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Le témoignage d’un des membres de Bodh’aktan n’a pas réussi à convaincre la juge dans l’affaire du délinquant sexuel Sylvain Daneault, qui vient d’être acquitté dans une histoire de bris de condition à Havre-Saint-Pierre.
Le pédophile Sylvain Daneault a été arrêté à Havre-Saint-Pierre en mai dernier. Il se trouvait dans le stationnement de la piscine de la municipalité, ce qui lui était interdit en raison de son passé de délinquant sexuel. Il a été condamné à purger 180 jours de prison.
Entre-temps, une nouvelle accusation de bris de condition a été déposée contre lui. Alain Barriault (membre de Bodh’aktan) disait avoir aperçu Daneault aux abords du terrain de baseball, cette fois en juin et juillet 2025.
Mercredi, la juge Vicky Lapierre a rendu son verdict au Palais de justice de Sept-Îles. Elle a acquitté l’homme de 60 ans.
La question qui était en litige dans ce dossier était celle de l’identification à savoir si Sylvain Daneault était bien dans le véhicule sur les lieux, soit le stationnement du terrain de baseball.
La juge a soulevé le manque de fiabilité et crédibilité dans les réponses de l’interrogatoire et contre-interrogatoire du témoin Alain Barriault (membre de Bodh’aktan) pour rendre son verdict.
Elle a évoqué que M. Barriault a dit que Sylvain Daneault était accompagné de sa sœur dans le véhicule près du terrain de baseball. En contre-interrogatoire, il a toutefois affirmé qu’il ne la connaissait pas.
De plus, dans les dates avancées au cours desquelles il aurait vu l’individu, soit les 18 et 25 juin, ainsi que 2 juillet, Alain Barriault a répondu en contre-interrogatoire qu’il était à l’extérieur de Havre-Saint-Pierre pour la dernière date.
Elle a mentionné qu’il n’avait pas été en mesure d’identifier la marque du véhicule ni la plaque d’immatriculation. Il y avait aussi contradiction sur le nombre de portes de ladite berline par rapport à son témoignage et à celui de la policière.
La preuve présentée a donc amené à la juge avoir un doute raisonnable.
« Le poursuivant ne s’est pas déchargé du fardeau de sa preuve », a laissé entendre la juge Vicky Lapierre.
En liberté
Avec cet acquittement, Sylvain Daneault peut maintenant retrouver sa liberté.
L’homme de 60 ans avait été reconnu coupable à la mi-octobre dans le dossier de bris de conditions pour s’être trouvé dans le stationnement de la piscine municipale de Havre-Saint-Pierre le 3 mai dernier.
Il a été sentencé de 180 jours, peine qu’il a purgée depuis sa détention provisoire, à la suite de son arrestation.
Sylvain Daneault figure encore au registre des délinquants sexuels pour des événements qui se sont produits durant près de 30 ans au Centre-du-Québec, sur cinq victimes.
En raison de sa présence au registre, il ne peut se trouver dans un parc public ou une zone publique où l’on peut se baigner s’il y a des personnes âgées de moins de seize ans ou s’il est raisonnable de s’attendre à ce qu’il y en ait, une garderie, un terrain d’école, un terrain de jeu ou un centre communautaire.


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