Les mesures pour limiter l’accès à une arme à feu dans les foyers suisses font leur chemin au Parlement. Une commission a soutenu ce mardi une initiative parlementaire exigeant la confiscation de ces armes dès qu’une séparation conflictuelle est en cours ou qu’une dénonciation pour violences a été enregistrée.
La commission des affaires juridique du Conseil des Etats a soutenu le texte de la députée Jessica Jaccoud (PS/VD) par 8 voix contre 3. «La présence d’armes à feu dans la sphère domestique constitue un danger considérable en cas de conflits», précise-t-elle dans un communiqué. Le but est de prévenir les féminicides, en constante hausse en Suisse. Le texte explique que le droit d’acquérir, de détenir ou de porter des armes n'est pas remis en cause.
Lire aussi: La fusillade d’Aarau oblige la Suisse à se pencher sur sa législation en matière d’armes à feuLa commission a également soutenu par 7 voix contre 3 une initiative parlementaire exigeant des mesures plus fermes contre les récidivistes. Le texte de Rémy Wyssmann (UDC/SO) prévoit de faciliter la mise en détention provisoire des casseurs et autres délinquants en série. La loi actuelle rend actuellement trop souvent impossible la mise en détention provisoire de ces individus, déplore le député.
Ces décisions interviennent alors que la Suisse connaît une année noire après avoir vécu plusieurs drames à la suite. Le dernier en date s’est déroulé à Aarau lorsqu’un homme a ouvert le feu dans une rave party, faisant une morte et 6 blessés.


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