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Corridor trop étroit, manque de place dans la salle d'attente, manque d'espace : l'Institut de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) accueille avec soulagement les sommes annoncées pour son centre ambulatoire d'oncologie pulmonaire.
Un montant de 3,5 M$ a été annoncé jeudi pour le nouveau centre. Cette somme permettra de mener des plans et devis en vue de la réalisation du projet évalué à environ 25 M$. Un premier signal qui rassure les équipes qui doivent composer avec un environnement peu adapté à leurs besoins.
On manque de locaux juste pour asseoir les intervenants, les médecins, les médecins en formation, les nutritionnistes, les soins palliatifs, les infirmières, les pharmaciens!, témoigne la Dre Catherine Labbé, pneumologue spécialisée en oncologie à l'IUCPQ. C'est très à l'étroit, notre salle d'attente.

Dre Catherine Labbé, pneumologue spécialisée en oncologie à l'IUCPQ
Photo : Radio-Canada
Avec 2600 patients à traiter par année et 6000 consultations médicales à mener, les équipes de l'IUCPQ doivent jongler depuis des années avec des lieux mal adaptés.
Le corridor est à peine assez large pour un fauteuil roulant, donc s'il y en a deux en même temps, ça ne circule pas, ajoute la médecin. Même chose pour les civières, nos bureaux sont très, très petits, tout est microscopique en fait, fait valoir Dre Labbé.
Nos patients, ils viennent souvent accompagnés. C'est des rencontres pas faciles, ils ont souvent de la famille, des conjoints. On n'a pas de la place pour tout le monde.
25 M$
D'autres sources de financement seront requises pour mener à bien le projet, qui devrait avoisiner les 25 M$.
À terme, le réaménagement du centre doit permettre d'augmenter de 14 à 18 le nombre de fauteuils disponibles pour les traitements intraveineux, en plus de permettre 3000 consultations supplémentaires.
L'IUCPQ veut aussi augmenter le nombre de civières. Il espère accueillir ses premiers patients quelque part en 2028.

L'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec tente de venir en aide au problème de surcharge du CHU. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alexandre Duval
On va être des lieux modernes, ça va être des lieux qui vont être beaux. On voulait vraiment viser un environnement guérisseur, il va avoir plus de fenêtres, ça va être une super belle luminosité, espère la médecin.
Il va vraiment être tout en proximité : les pharmaciens, les infirmières-pivots, les psychologues, toute l'équipe multidisciplinaire, les chirurgiens thoraciques vont vraiment être à côté de nous aussi, ce qui n’est pas le cas ici, donc beaucoup plus facile pour coordonner les soins, puis pour que tout le monde puisse communiquer ensemble, conclut Catherine Labbé.


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