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Des scientifiques du gouvernement fédéral ont manifesté à Québec lundi matin afin de dénoncer les effets des compressions « massives » dans les opérations de recherche au Canada.
Représentés par l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), les scientifiques se sont rassemblés devant le Centre de recherche et de développement de Québec, d'Agriculture et Agroalimentaire Canada.
Créé en 1967, l’établissement situé sur le boulevard Hochelaga, dans le secteur Sainte-Foy, à Québec, fait partie des huit centres de recherche du ministère fédéral qui devront cesser leurs activités à la suite de compressions annoncées en début d’année par le gouvernement de Mark Carney.
Sécurité alimentaire menacée?
Le vice-président du groupe des chercheurs l’IPFPC et responsable de l’équipe de négociation, Jean Bérubé, soutient que les coupes imposées par Ottawa sont particulièrement dommageables à l’endroit de certains secteurs à vocation scientifique.
Si on n’a plus les scientifiques pour faire la recherche pour les adaptations de l’agriculture et de la foresterie aux changements climatiques, la sécurité alimentaire du pays est menacée, fait valoir M. Bérubé en entrevue à Radio-Canada.

La fermeture du Centre de recherche et de développement de Québec, d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, a été annoncée en début d’année.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Paré-Asatoory
Le chercheur rappelle que les compressions dans la recherche au niveau fédéral et la réduction de l’effectif scientifique qui en découle ne datent pas d’hier.
Il y a 30 ans, il y avait 15 personnes qui s’occupaient de la santé des forêts. Maintenant, il reste une seule personne à l’est des Rocheuses, pour tout le pays, pour s’occuper de la santé des forêts, souligne Jean Bérubé.
Il précise que l’on compte aujourd’hui 3000 scientifiques en moins au sein du gouvernement fédéral par rapport à l’année 2010. Les compressions imposées par le fédéral au cours de cette période, poursuit le chercheur, totalisent 850 millions de dollars.
Négociations
Les scientifiques représentés par l’IPFPC craignent également que les coupes budgétaires viennent perturber le processus de renouvellement de leur convention collective, qui arrive à échéance à la fin du mois de septembre.
Selon eux, le contexte de tension et d’austérité auquel ils sont confrontés laisse présager des négociations difficiles.
Avec des informations de Gabriel Paré-Asatoory


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