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Le monde entier est fasciné par la vitalité révolutionnaire française

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Entre choquée et fascinée, il n’y a qu’un petit pas, que nous franchirons aisément. La presse internationale oscille entre choc et fascination pour décrire les événements français du 17 Octobre, une date déjà mythique.

Chez nous, les médias pleurent à chaudes larmes sur les bâtiments et les voitures brûlés, les magasins pillés et les policiers blessés. De l’autre, côté, le vieux fond révolutionnaire français se frotte les mains du bon tour joué au Système et à la Macronie.
Un journal, pourtant, et non des moindres, prend indirectement fait et cause pour les manifestants (qu’ils distinguent des émeutiers), mais vous allez voir que c’est un billard à deux bandes : Le Monde.

Deux journalistes ont scanné la presse internationale qui offre un regard neuf sur le 17 (on va pas répéter tout le temps Octobre). C’est vrai que pour ceux qui sont en plein dedans, la lucidité n’est pas toujours évidente. Même des observateurs avisés peuvent ne pas voir the big picture.

Les journalistes du Monde s’en sont donc remis, principalement, à la presse algérienne et à la presse américaine, ce qui a fait hurler leurs lecteurs – probablement électeurs de Macron ou bots macronistes – en commentaires. Ce qui a blessé ces petites natures, c’est le traitement d’El Watan, car pour eux, un pays qui refuse de reprendre nos OQTF n’est pas digne de nous donner des leçons.

Oui, mais ça s’appelle la realpolitik : quand tu as un ennemi à terre, disait Pasqua, tu l’achèves, sinon faut recommencer le boulot. Rappelons que pour les Algériens, donc le FLN, le 17 octobre (1961) est une date fétiche, celle de la répression dans les rues de Paris après une manif interdite par les autorités. Le FLN de l’époque a volontairement poussé les Algériens (des bidonvilles) de France vers des CRS en état de guerre. Nul besoin ici de rappeler qui formaient à l’époque les rangs des compagnies de sécurité : beaucoup d’anciens vichystes.

C’est ce que cette bébé gauchiste élevée au biberon de l’anti-France susurre à Lisnard, le bébé Bolloré qui monte, dans son duo avec Knafo. Naturellement, il n’y a pas eu 200 noyés dans la Seine, ça, ce sont les chiffres du FLN, mais ce n’est pas le débat du jour.

Décidément, le mois d’octobre commence à devenir célèbre, et les dates effacent les dates : le 17 octobre 2026 efface le 17 octobre 1961, tandis que le 7 octobre 2023 efface la Shoah. C’était un aparté.

Il n’y a pas que les Algériens et les Américains dans l’article du Monde, on trouve des Espagnols et des Québécois.

Partout, les scènes de violence qui ont émaillé la journée du 17 octobre ont éclipsé les rassemblements pacifiques et les revendications des manifestants, dont celles « contre la vie chère » et celles s’inscrivant dans la continuité du mouvement lycéen. Nombreux sont les titres qui rappellent, à l’image du quotidien espagnol El Mundo, que la France est « le pays de Mai 68 et [que] la tradition révolutionnaire fait partie de son ADN ». « La France a habitué le monde à des images de violence qui, dans toute autre démocratie, seraient jugées inacceptables », estime aussi François Brousseau dans les colonnes du journal québécois Le Devoir.

Dans cette « combinaison explosive » de manifestants, certains « portant des revendications sincères et d’autres déterminés à aller au conflit », tous semblaient « unis dans la rue par un sentiment commun de trahison », note le journaliste politique Oliver Haynes dans le quotidien britannique The Guardian. L’objet de cette colère ? Le gouvernement et la politique menée depuis dix ans par Emmanuel Macron, analysent plusieurs titres.

Là, on sent le missile directement envoyé sur le Château. Et les Algériens de surenchérir avec le concert de Céline Dion la veille du 17, que la presse mainstream française n’a pas voulu qualifier d’abjecte, dans un pays où les plus fragiles commencent à sous-manger. En France, dans le pays de la gastronomie, de la bouffe et des terroirs... Donc ça mérite un rappel et une bonne gifle, merci aux Espagnols et aux Algériens.

La France qui est descendue dans la rue « a acté la mort du macronisme », écrit El Pais. « Elle l’a fait avec violence, comme elle sait le faire. Avec rage, colère et peur de l’avenir, aussi », rapporte le quotidien espagnol. « “Macron, dégage !” : le slogan n’a rien d’original, mais il résume le sentiment d’un président qui aurait tout faux sur son peuple », rappelle pour sa part le journal algérien francophone El Watan. Et de souligner que la présence d’Emmanuel Macron au concert de Céline Dion la veille de la mobilisation renvoie « l’image d’une élite choyée, déconnectée de la réalité de ceux qui renoncent à se chauffer ou à faire le plein ».

Les Allemands, eux, critiquent le matraquage policier, seule réponse gouvernementale à une question sociale posée par le peuple. Les Suisses, dans Le Temps, évoquent « l’archaïsme qui conduit l’usage de la police ». C’est pas notre presse subventionnée qui oserait ça.

Ce n’est pas la France qui en prend plein la gueule, mais bien la Macronie. Au fond, pour le prix d’une journée de chaos, la France a envoyé un message au Château et, en passant, au monde : on n’est pas les sujets de ces salauds (au sens sartrien, bien entendu).
Les médias américains de droite, eux, focalisent sur un chaos découlant de l’immigration de masse, car ils ont vu les images de Marseille. Le New York Post, qui est l’inverse du New York Times, avance carrément qu’il faut « arrêter de prétendre que les émeutes en France sont autre chose qu’une attaque contre la civilisation ». Dans le même ordre d’idée, un Français se lâche contre la racaille :

Mais, comme toujours, dans les tragédies, on frôle le grand humour. Ici, quelqu’un a imaginé la visite guidée de Paris pour touristes asiatiques...

Vidéo parodique : une visite guidée de Paris en 2026.

L’image de la France dans le monde vient de basculer. Et pas pour le meilleur. https://t.co/cV1x07KykN

— Carėne Tardy (@Carene1984) October 20, 2026

On se calme, l’image de la France dans le monde n’a pas basculé, elle a toujours été bordélique, révolutionnaire, politique dans le vrai sens du terme. On n’est pas en 1871 avec les ouvriers qui prennent les armes et l’armée de Thiers qui leur tire dessus, mais on a passé le stade de la manifestation classique : on est déjà dans l’affrontement.

Un peu de socio avec Bégau maintenant, qui cloue le bec du Cohen sur la violence des manifestants. L’émission date mais la leçon politique est toujours valable. On la remet, juste pour la tronche de Liste noire.

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