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Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) défend sa gestion du niveau du lac Kénogami après le dernier épisode de pluie qui a fait grimper la hauteur de l'eau.
Face à des critiques de résidents vivant près du lac, la directrice à la Direction de la gestion des opérations au MELCCFP, Julie Lafleur, répond qu'une combinaison de facteurs influe sur les décisions prises par rapport au plan d'eau.
On gère en prévention. Le fait d'avoir abaissé le niveau d'eau, c’est pour se donner de la marge de manœuvre, met-elle de l'avant en entrevue à l'émission Place Publique. Elle note par ailleurs que le niveau du réservoir du lac Kénogami est maintenu plus bas qu'avant le déluge du Saguenay.
Mme Lafleur explique que le ministère a une équipe de prévisionnistes qui assure un suivi météorologique sur une période de six jours. Donc on mesure ce risque-là, on s'adapte aux prévisions, à la pluie qui tombe en temps réel, poursuit-elle.
Julie Lafleur précise que quatre stations mesurent le débit des rivières qui se trouvent dans le bassin versant en amont du lac Kénogami. On a la chance d'avoir un des bassins les mieux instrumentés [...] Ça nous permet de savoir c’est quoi le débit qui arrivera au réservoir, affirme-t-elle.
Mme Lafleur ajoute que deux de ces stations couvrent 86 % de l’ensemble du réservoir que constitue le lac.

Des citoyens ont constaté que des billots de bois étaient remontés à la surface du lac en raison de son niveau élevé. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette
« Composer avec l’incertitude des prévisions »
La directrice à la Direction de la gestion des opérations au MELCCFP soutient que la région ne reçoit la quantité de pluie tombée dans les derniers jours qu'une fois aux 20 ans. Dans ce contexte, elle considère que la gestion des barrages Portage-des-Roches sur la rivière Chicoutimi et Pibrac sur la rivière aux Sables a été adéquate.
Julie Lafleur estime que de gérer les déversements en fonction des prévisions n'est pas idéal, car les équipes du ministère doivent composer avec l’incertitude des prévisions météorologiques.
Plus les prévisions de pluie sont importantes, moins la qualité des prévisions est bonne. Ce n’est pas rare qu’on nous prévoie 50 mm et qu’on en a seulement 20, argue-t-elle.
En plus, il faut comprendre que le bassin versant est très très grand. Le lac Kénogami draine un bassin versant de 3500 km2. L'été, ce qu'on a comme système météorologique, ce sont des orages, c'est très variable, ajoute-t-elle.
Avec les informations de Michel Gaudreau (nouvelle fenêtre) et de Catherine Doucet


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