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Le milieu culturel respire beaucoup mieux au lendemain du dépôt du budget provincial d'Eric Girard. Depuis des semaines, plusieurs craignaient de perdre des millions de dollars réservés au public scolaire, mais le programme « La culture à l'école » et le financement pour les activités culturelles sont finalement maintenus.
Le Centre des arts de la scène Jean-Besré à Sherbrooke abrite de nombreuses compagnies de théâtre et de danse qui s'adressent à un jeune public. La salle Le Grand-Espace a d’ailleurs été pensée pour cette clientèle. Plus de 6000 élèves s’y rendent pour assister à des spectacles, selon la directrice générale de Côté Scène, Lilie Bergeron. « Plus de 50 % des spectateurs qui viennent au Grand-Espace proviennent du milieu scolaire. C'est énorme, c'est la raison d'être du lieu. »
On a besoin de cette mesure-là. Depuis qu'elle existe, la fréquentation a augmenté. Cette mesure permet de démocratiser les sorties scolaires parce qu'il y en a dans toutes les écoles. Donc oui, on est soulagés, ajoute Lilie Bergeron. La compagnie de danse Sursaut basée à Sherbrooke est du même avis.
La directrice administrative de cette compagnie de danse, Nancy Rheault, explique l’importance de ce financement pour son organisation, qui présente des spectacles destinées aux jeunes publics depuis 35 ans partout dans le monde.
Pour nous, c'était une aberration qu'on puisse penser à faire des coupes [...] S'ils avaient coupé dans cette enveloppe-là, c'est directement la présentation aux jeunes qui aurait été affectée, indique Mme Rheault.
Des musées satisfaits, mais qui auraient voulu plus
Le Musée d'histoire de Sherbrooke est soulagé, même si le défi du financement reste d’actualité.
On va pouvoir continuer à offrir des activités éducatives pour tous les niveaux, se réjouit le directeur du musée, David Lacoste.
Le financement de base des musées, [soit] 25 millions sur cinq ans, c’est quand même un bond. Ce n'est pas nécessairement assez pour couvrir et maintenir le réseau, mais c'est mieux que rien, ajoute-t-il.
Somme toute, les acteurs du milieu culturel se réjouissent de pouvoir maintenir le lien avec le jeune public, un lien qu’ils considèrent comme précieux.


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