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Les opérations de dégagement et de nettoyage vont se poursuivre pendant plusieurs jours dans le quartier résidentiel de Repentigny où 46 wagons de train ont déraillé dimanche, en fin d’après-midi, pour une raison inconnue.
Lundi matin, de la machinerie lourde et du personnel du Canadien National s’affairaient sur le site du déraillement pour dégager les lieux et commencer à en retirer les wagons, qui n'ont heureusement fait aucun blessé en quittant le chemin de fer.
Il faudra cependant compter encore plusieurs jours de travaux pour remettre le secteur en état et aussi plusieurs jours d’enquête avant qu’on puisse rétablir la circulation des trains.

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Des images aériennes des lieux du déraillement filmées par Radio-Canada.
Pour le moment, on n'a pas un nombre précis de jours. J'ai des discussions constantes avec le Canadien National, avec qui on a une très bonne collaboration depuis le début des incidents, a expliqué le maire de Repentigny, Nicolas Dufour, au micro de l’émission Tout un matin, sur les ondes d’ICI Première.

Le nettoyage et la remise en état du site du déraillement prendront plusieurs jours de travaux dans ce secteur résidentiel de Le Gardeur, à Repentigny.
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Outre les enquêteurs et experts du Canadien National, une équipe d'enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports (BST) a aussi été déployée sur le site pour déterminer les causes de l'accident.
Vers 16 h 30, dimanche, une partie d’un train de marchandises de 176 wagons du Canadien National a quitté les rails au moment où il traversait un secteur résidentiel, près d'une piste cyclable et du passage à niveau du boulevard le Bourg-Neuf, dans le secteur Le Gardeur, à Repentigny.
Plus de 200 citoyens ont dû être évacués d’urgence par les autorités par mesure de précaution. Ils ont tous pu réintégrer leur demeure en soirée.

Réal Gingras regarde les wagons de bois qui se sont renversés à quelques mètres de la clôture de sa cour.
Photo : Radio-Canada / Edouard Beaudoin
Quarante-six wagons en tout ont déraillé, selon le CN, certains s'étant renversés en bordure des rails tandis que d’autres se sont mis en portefeuille à quelques dizaines de mètres des cours et des résidences.
Heureusement, beaucoup de wagons qui ont quitté la voie étaient vides, dont au moins trois wagons-citernes utilisés pour le transport de diesel. Aucun déversement n'a été signalé par les experts d'Urgence-Environnement. Ces trois wagons ont été retirés des lieux, a précisé le CN dans un communiqué lundi.
Selon le directeur adjoint du service des incendies de la Ville de Repentigny, Jean-Marc Picotte, six wagons du convoi contenaient des substances dangereuses, mais ils sont tous demeurés sur les rails.

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On a été chanceux
Lundi matin, le maire de Repentigny, Nicolas Dufour, exprimait encore son soulagement que personne n'ait été blessé lors de cet accident au potentiel dévastateur.
On a été chanceux dans notre malchance. Dieu merci, aucun citoyen n’a été blessé. Il n’y avait pas de matières dangereuses dans les citernes.

Un amas de ferraille tordue que la machinerie lourde devra évacuer du site du déraillement.
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
En ce qui a trait à la cause de ce spectaculaire déraillement, il est encore trop tôt pour se prononcer, précise le maire Dufour, qui mise sur les enquêtes qui auront lieu pour en savoir davantage.
D’autant plus que des travaux avaient été effectués récemment par le Canadien National au passage à niveau du boulevard le Bourg-Neuf.
En fonction des conclusions des enquêtes du Canadien National et de Transports Canada, le maire assure qu'il va poser des questions au CN et au gouvernement fédéral. On va s’assurer que s’il y a des modifications qui doivent être faites dans le secteur, bien, qu’elles soient faites le plus rapidement possible.
C’est toujours très préoccupant de voir un tel déraillement dans une zone urbanisée. On a hâte de voir les suites de l’enquête pour voir les recommandations et s’assurer qu’elles soient mises en application pour la sécurité des citoyens.
Treize ans jour pour jour après la catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic, qui avait fait 47 morts, ces dizaines de wagons renversés à quelques mètres des cours, des piscines et des maisons soulèvent des questions sur la présence d’habitations si près d’une voie ferrée.

Le convoi de 176 wagons a déraillé dans le secteur Le Gardeur à Repentigny, dimanche en fin d'après-midi.
Photo : Claude Dufault
Selon le maire Nicolas Dufour, le chemin de fer était là bien avant les maisons qui ont été bâties selon les normes en vigueur il y a une cinquantaine d’années.
Le quartier a été bâti dans les années 1970-80. Il y a toujours eu une bonne cohabitation entre le train et les résidences, assure M. Dufour. On n’a jamais eu de problématique, le train doit de toute façon diminuer grandement sa vitesse lorsqu’il entre dans des secteurs urbanisés. C’est comme ça partout au Canada.
On s’explique vraiment mal ce qui a pu causer la problématique, mais c’est sûr qu’on va continuer de questionner le Canadien National et le gouvernement fédéral, assure le maire de Repentigny.
Le CN tient à s'excuser des inconvénients occasionnés par cet incident. La cause du déraillement fait toujours l'objet d'une enquête. Des renseignements supplémentaires seront communiqués dès qu'ils seront disponibles, a pour sa part indiqué par communiqué le CN.
Christine Fréchette se tourne vers Ottawa
Questionnée cet avant-midi par les journalistes sur les événements de Repentigny, la première ministre du Québec, Christine Fréchette, a déclaré avoir beaucoup de compassion pour les citoyens qui habitent à proximité de la voie ferrée.
C'est sûr que ces gens-là vont avoir besoin de soutien, notamment de soutien psychologique. Ce soutien-là, il est disponible. Alors, j'invite les personnes qui ressentent ce besoin d'être accompagnés à prendre contact avec les organismes de Santé Québec pour obtenir le soutien, a ajouté la première ministre.

Christine Fréchette, première ministre du Québec
Photo : Radio-Canada
Également questionnée sur le fait que 13 ans après la tragédie de Lac-Mégantic, aucune voie de contournement n'ait encore été faite pour éviter la ville, Christine Fréchette a interpellé le fédéral, qui a l'autorité au Canada en matière de transport ferroviaire.
Ça fait déjà des années qu'on attend après le constat qu'il fallait développer une route alternative, on est en attente d'action et ce n'est pas au rendez-vous. Alors, moi, je demande au fédéral d'agir rapidement et puis de voir aussi ce qu'il en est à Repentigny.
Mme Fréchette a demandé du même souffle à Ottawa d'envisager la chose pour Repentigny.
Est-ce qu'une telle alternative en termes de trajet doit être considérée? On va laisser les enquêtes se faire, mais toujours est-il que ça reste une possibilité, et si c'est ce qui est recommandé, il faudra aller de l'avant.


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