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Il faudrait construire au moins 300 résidences à Lac-Simon, selon Lucien Wabanonik, pour répondre aux besoins actuels. Plusieurs problèmes sont liés au manque de logements, comme le financement, la bureaucratie lourde et la restriction du territoire.
Le chef du Conseil de la Nation Anishnabe de Lac-Simon rapporte que la crise du logement est récurrente dans la communauté depuis quelques décennies.
Pour la prochaine année, 2026-2027, on ne peut plus construire à cause que la communauté est trop petite. Le territoire ne suffit pas à répondre à ce besoin-là, précise-t-il.
Amnistie internationale dénonce le manque de financement pour le logement dans les communautés autochtones. L’organisation a étudié le cas de la communauté atikamekw de Manawan, où le surpeuplement et l’insalubrité sont constatés et documentés.
Une situation qui n’est pas étrangère à Lac-Simon.
« Nous, dans les maisonnées, la moyenne, il y a comme deux à trois générations dans une même maison. On peut parler de 12, et parfois 15 [personnes] dans une seule maison. Imaginez au petit matin, les enfants qui vont à l’école. Il y a juste une toilette. [...] Ils ne sont pas bien. Ils réussissent mal à l’école. »Il y a beaucoup de situations sociales. C’est une réalité que vivent et subissent beaucoup beaucoup de Premières Nations à travers le pays. Au Québec, on n’est pas épargné par ça, signale-t-il.
Lucien Wabanonik souligne que des projets miniers à proximité représentent, entre autres, un défi dans l’agrandissement de la communauté.


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