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Le maire de Saint-Antoine-de-Tilly, Christian Laroche, et le conseiller municipal Jean-Yves Perreault démissionnent dans la foulée d’une hausse de taxes dénoncée par des citoyens de la municipalité.
À quelques minutes du début de la séance ordinaire du conseil municipal du 17 février, la Municipalité de Saint-Antoine-de-Tilly a informé la population sur sa page Facebook que la réunion mensuelle n’aurait pas lieu faute de quorum.
Le communiqué avance même que plusieurs élus réévaluent également la poursuite de leur mandat.
Depuis plusieurs semaines, la municipalité traverse un climat qui s’est graduellement dégradé. Certains citoyens ont adopté des comportements mesquins et irrespectueux à l'égard des élus, dépassant largement les limites du débat public, peut-on lire dans la lettre signée des conseillers municipaux restants.

La municipalité de Saint-Antoine-de-Tilly est située dans la MRC de Lotbinière. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière
Les élus indiquent qu’ils n’ont pas eu l'occasion de présenter leur vision qui n’était ni improvisée ni imposée.
Une démocratie locale ne peut prospérer dans un climat de méfiance, d’hostilité personnelle et de dénigrement systématique. [...] Le respect, la collaboration et l’écoute ne devraient jamais être facultatifs, déplorent-ils.
Une hausse de taxes qui passe de travers
Rappelons qu’en janvier dernier, plusieurs citoyens ont soulevé des questionnements sur les réseaux sociaux envers les élus lorsqu’ils ont reçu leur compte de taxes. Ils ont constaté qu’une hausse de taxes moyenne de 17,1 % a été adoptée par le conseil municipal.
Le Programme triennal d'immobilisations y a aussi connu une cure minceur passant de 41,8 millions de dollars à 3,1 millions de dollars, éliminant ainsi une grande partie des montants reliés à la planification du dossier du traitement des eaux usées et de l’accès à l’eau potable.
On a fait essentiellement ça [modifier le PTI] parce qu'on a des choses à réaliser. Ça fait plusieurs années qu'il y a des besoins, c'est juste que de faire ça cette année, c'est un choix politique, s’était défendu le maire.

Le cœur du village de Saint-Antoine-de-Tilly. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière
Cependant, une pétition citoyenne allait être déposée lors de la séance ordinaire prévue ce soir. Au moment d’écrire ces lignes, 331 signatures en ligne avaient été récoltées. Les citoyens demandaient alors de reculer sur la hausse de taxes.
Nous appelons le conseil municipal à réévaluer cette augmentation excessive et à engager un dialogue constructif avec les habitants pour parvenir à une approche plus équilibrée et appropriée, exigeait la pétition.
Toutefois, cette demande citoyenne ne peut être réalisée, selon le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation.
Si le rôle de perception a été confectionné, déposé et rendu public, aucune disposition ne permet de reprendre le processus budgétaire, a confirmé le Ministère dans un échange de courriels avec Radio-Canada.
Un climat qui se perpétue
Depuis novembre 2021, la Municipalité de Saint-Antoine-de-Tilly en est à son troisième maire qui quitte en plein mandat.
Christian Laroche avait été élu sans opposition en avril 2025 pour reprendre le flambeau. Le maire précédent, Richard Bellemare, avait claqué la porte avec trois autres conseillers, après diverses enquêtes déclenchées à la suite d’allégations d’ingérence et d’incivilité entre élus. La Municipalité s’était alors retrouvée sous la tutelle de la Commission municipale du Québec.

Richard Bellemare a été maire de Saint-Antoine-de-Tilly d'octobre 2022 à janvier 2025 avant de quitter dans un climat difficile entre les élus. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Réélu sans opposition en novembre 2025, Christian Laroche espérait tourner la page sur des années de tension.


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