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Le maire de Dolbeau-Mistassini questionne l’abolition du programme Environnement-Plage

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L'abolition par Québec du programme Environnement-Plage fait sourciller bien des gestionnaires de plans d'eau et engendre une responsabilité supplémentaire pour les municipalités.

Depuis les années 1970, ce programme permet d'échantillonner les eaux de baignade sur une base volontaire pour en évaluer la qualité. Or, son abolition a récemment été annoncée sans préavis.

Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, une quinzaine de plages seraient concernées, dont deux à Dolbeau-Mistassini. La Ville se voit donc contrainte de trouver un plan B pour continuer d’évaluer la qualité de leur eau de baignade.

Le maire Rémi Rousseau assure que les tests tendaient généralement à démontrer que la qualité était optimale, autant à Vauvert-sur-le-lac-Saint-Jean qu’à la plage Beaurivage.

Ces plages-là avaient toujours la cote A au niveau de la qualité de l’eau, mais ces cotes-là étaient transmises par le ministère qui prenait les échantillons. C’est sûr qu’il faut continuer de les prendre.

M. Rousseau précise que les deux secteurs sont très fréquentés pendant l’été, notamment par les jeunes des camps de vacances. Il veut que les plages demeurent accessibles et sécuritaires et il compte donc poursuivre les analyses même si elles engendreront forcément des coûts supplémentaires pour la Municipalité.

Rémi Rousseau sourit à son bureau.

Rémi Rousseau est le maire de Dolbeau-Mistassini. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

L'élu compte évaluer la méthodologie qui était déployée par le ministère pour tenter de la reproduire avec du personnel de la Ville. On ne peut pas laisser la population inquiète sur la qualité de notre eau, estime-t-il.

Par ailleurs, Rémi Rousseau remet en question la décision du ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

C’est un changement dont on n’avait pas vraiment besoin.

Il estime que la gestion de la qualité de l’eau de baignade est une responsabilité additionnelle qui pèse sur les municipalités.

On commence à être habitué de se faire transférer des choses par le gouvernement. Si vous parlez à tous les maires des villes et des petites municipalités, ils vont vous le dire. Ça devient un peu inquiétant parce que c’est toujours le fardeau des municipalités. Ça augmente aussi le travail de nos fonctionnaires.

Rémi Rousseau se dit préoccupé par la situation. Quand le ministère transfère des responsabilités, ça ne vient pas avec les montants, plaide-t-il.

Le maire souhaite que l'Union des municipalités du Québec et que la Fédération québécoise des municipalités fassent pression sur le ministère de l'Environnement pour qu'il revienne sur sa décision d’abolir le programme Environnement-Plage.

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