Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Le Jukebox de décembre 2025: Dove Ellis, Jesse Sykes, Wings over Wires...

6 month_ago 72

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Publié le 26 décembre 2025 à 21:23. 4 min. de lecture

Soar, voir Langenthal et mourir

C’est rare de parler d’un disque effectivement d’outre-tombe. C’est pourtant bien le cas ici: Christian Aebi, l’homme-orchestre qui se cache derrière le pseudonyme de Soar, est mort, prématurément, en 2021. Le message qu’il nous envoie aujourd’hui date de 1995, et il a été récemment exhumé par une équipe dans laquelle on retrouve le Vaudois Ivan Liechti, archéologue de première classe lorsqu’il s’agit de sonder les plis de l’histoire culturelle. Christian Aebi, natif de Langenthal (BE), était un explorateur sans galons, un prince lo-fi qui bâtissait des miracles minuscules et des symphonies de marché aux puces – dont certains firent à l’époque l’objet de publications chez Corazoo, le label fondé à Zurich par le disquaire Jamarico (une institution s’il en est).

Les douze titres ici rassemblés (conciliabules d’une voix légèrement acide avec des guitares hors d’âge, des orgues cacochymes et des boîtes à rythmes qui chuintent) esquissent des sommets de pop neurasthénique: on navigue d’une ambiance vaguement lynchienne à des tropismes folks d’un psychédélisme accueillant, on fait des détours par des aplats délavés, puis par des nudités post-punk qui rappellent par moments celles de The Durutti Column. Mais il ne faudrait pas ici multiplier les références ou les adjectifs: admettons plutôt qu’on a (re) mis la main sur un incroyable artisan des poésies grises. P. S.

Soar, «Soar» (Efficient Space)


Jesse Sykes, americana great again!

C’est le retour de la reine! Grande prêtresse des ambiances vaporeuses, belle comme un ange à la chevelure obsidienne ou inquiétante comme une Lisa Emery aux éclairs de colère, Jesse Sykes vient mettre fin à quatorze ans de silence par la grâce d’un album au-delà des atmosphères. Soucieuse d’éviter les tremblements de terre, elle avait demandé à ses musiciens: «Jouez comme si un papillon vous caressait la joue alors que vous tenez un nouveau-né dans vos bras.» Et elle de chanter comme si elle ne voulait surtout pas qu’il s’envole…

Le résultat est sublime, entre psychédélisme light et dark folk pour distordre le temps – comme avec les disques de Stone Jack Jones, son «frère» de guitares pincées et ralenties, ce n’est pas en les écoutant qu’on va enchaîner les séances de gainage. Jesse Sykes aurait eu sa place sans rougir dans n’importe quelle création de David Lynch, et on imagine déjà les producteurs de séries s’arracher ses dernières compos pour habiller leurs génériques de fin. Le titre de l’album («Je suis en train de naître depuis toujours») ne laisse guère de doutes sur ses considérations temporelles et existentielles, d’où cette ambiance sans époque et ce pouvoir hypnotique assez rare. C’est ici un alibi parfait pour rester bien au chaud chez soi, au cœur de l’hiver, sans rien faire d’autre qu’ouvrir ses oreilles… P. C.

Jesse Sykes & The Sweet Hereafter: «Forever, I’ve Been Being Born» (Ideologic Organ)


Dove Ellis, le cadeau surprise

La machine à buzz est un engin mystérieux. Juste avant les Fêtes, voilà qu’elle nous livre Dove Ellis, jeune Irlandais dont le premier album fait clignoter les radars comme des guirlandes de Noël. Ruée des labels, puis des fans qui se sont arraché les billets de ses premières salles.

Et pourtant, les journalistes spécialisés sont à la peine: Dove Ellis a 22 ans, vient de Galway… et c’est à peu près tout ce qu’on sait. Il n’a donné aucune interview et en ligne, on trouve tout au plus une vidéo live et une page Instagram avec des légendes sommaires. Incongru, à l’ère de la surexposition – rafraîchissant aussi de pouvoir encore, sans empreinte numérique, laisser sa patte dans la grande foire musicale.

D’ailleurs, à l’écoute de Blizzard, on réalise que tout est déjà là: une folk-pop chaleureuse, à la fois familière et captivante. Une voix qui coule du falsetto fragile à la fièvre – on pense au chanteur de Beirut et sa manière d’avaler les syllabes. À Jeff Buckley aussi, auquel Dove Ellis est déjà souvent comparé, pour son timbre et ses ballades viscérales. Si les paroles des dix titres, oscillant entre détresse et espoir, restent insaisissables, on se laisse porter par ces morceaux qui enflent, comme s’ils débordaient. Soin et dépouillement pour laisser filtrer la lumière. V. N.

Dove Ellis, «Blizzard» (Black Butter Records)


Wings Over Wires, «sampler» l’espoir

Cet été, une vidéo devenait virale: on y voit le musicien Ahmed Muin Abu Amsha enseigner à ses jeunes élèves, des enfants palestiniens, à chanter au-dessus, ou plutôt avec, le bourdonnement des drones de surveillance. L’engin militaire devenu si bémol. L’harmonie dans le chaos. Ce moment de grâce suspendu sera le point de départ de Wings Over Wires, projet du producteur tunisien Hmenou. Qui contactera 14 artistes d’électro de Palestine, mais aussi du reste du monde arabe, à revisiter l’enregistrement original d’Ahmed à travers leurs propres prismes sonores.

Sortie sur le label marseillais Gros.Œuvre, la compilation qui en résulte, Wings Over Wires, est un patchwork puissant, habité. Le premier titre, signé Hmenou, passe le sample à la moulinette, frénétique et exaltante, de la dubstep. Ici expérimentaux, là plus mélodiques ou dansants, métissés de drum’n’bass comme de chaâbi algérien, les 11 titres rendent tous hommage à la mélodie enivrante d’Ahmed – celle de la résilience, de l’espoir. On danse ou on se laisse emporter, loin au-dessus des barbelés. A noter que tous les profits de l’album seront directement reversés à son école, Gaza Birds Singing, et son travail d’éducation musicale auprès des enfants déplacés. V. N.

Multi-artistes, «Wings Over Wires» (Gros.Œuvre)


Nos Jukebox précédents

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway