Les Romands devront encore prendre leur mal en patience cet été. La ligne du Simplon en direction des plages italiennes sera une énième fois coupée pour des travaux. L’axe Genève-Lyon sera également perturbé. Le constat est sans appel et c’est un paradoxe. Bien qu’au cœur du continent européen, le pays a mal à ses connexions ferroviaires internationales. «Les rails suisses s’arrêtent trop souvent là où commencent les frontières», regrettent les conseillères nationales Brenda Tuosto et Delphine Klopfenstein Broggini. La socialiste vaudoise et la Verte genevoise sont à l’origine d’un tout nouveau groupe parlementaire à Berne intitulé «Liaisons ferroviaires internationales Suisse-Europe», officiellement créé ce mercredi.
«Sécuriser et moderniser nos liaisons avec les grandes métropoles européennes est une nécessité immédiate tant pour notre compétitivité économique que pour des impératifs climatiques», justifient les deux élues, qui siègent ensemble à la Commission des transports du National. L’idée d’une telle alliance est née en mai dernier à Milan, lors des festivités organisées pour les 120 ans de l’ouverture du tunnel du Simplon. Le but était d’avoir des membres originaires des principales régions frontalières, comme Bâle ou le Tessin, mais aussi Zurich, qui compte de très nombreuses connexions internationales. La cité des bords de la Limmat, principal hub des trains de nuit du pays, sera ainsi défendue dans l’alliance en la personne de la cheffe du groupe du Centre, Yvonne Bürgin.


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